Les 15 meilleurs jeux de 2020, à mi-parcours

De Resident Evil 3 à Half-Life Alyx en passant par le remake de Final Fantasy VII ou Ori and the Will of the Wisps, 2020 aura été l’occasion de découvrir quelques jolies pépites du jeu vidéo. Retour sur les 15 meilleurs jeux de l’année, à la mi-année… 

Half-Life Alyx (PC) – l’incontournable de la réalité virtuelle

S’il ne pourra être joué que par une infime minorité de joueurs (les propriétaires d’un PC gamer ET d’un casque de réalité virtuelle hors de prix), Half-Life Alyx est une franche réussite et incontestablement le jeu que la VR attendait depuis si longtemps. Valve prouve qu’il est possible de faire un “vrai” jeu en réalité virtuelle. Long (comptez environ 12h pour en venir à bout), terriblement immersif, varié et fidèle à l’ADN de la série, Half-Life Alyx est un jeu d’aventure à la première personne qui est subjugué par l’usage de la réalité virtuelle, qui y ajoute une myriade d’interactions possibles. Côté gameplay, on retrouve le même mélange qui a fait le succès de la série avec des séquences de gunfights, de l’exploration et des énigmes. Les fans retrouveront très vite leurs marques, les petits nouveaux découvriront un jeu très séduisant qui mixe brillamment plusieurs genres et exploite parfaitement le concept de la réalité virtuelle. Une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie… Lire notre test complet.

Huntdown (Xbox One, PS4, PC) – pour l’amour du pixel-art

Délicieusement rétro, Huntdown est un run ‘n gun old-school dans la droite lignée des Contra et autres Metal Slug. Le jeu d’Easy Trigger Games est un formidable hommage au genre avec ses graphismes en pixel-art, ses punchlines hilarantes et son univers futuriste cyberpunk, à mi-chemin entre un Judge Dredd et un Blade Runner. Les développeurs scandinaves ont mis du cœur à l’ouvrage et cela se ressent. Visuellement, le jeu est superbe avec ses animations très détaillées et ses décors qui fourmillent de détails. Le gameplay du jeu est toutefois très moderne avec un large arsenal d’armes à disposition du joueur et un système de couverture inspiré de celui de Gears of War. Nerveux et intense, Huntdown est un véritable délice qui se déguste seul ou à deux, en coopération. Malgré un prix assez bas (19,99€), le jeu d’Easy Trigger Games n’est pas avare en contenu avec ses 20 niveaux et autant de boss. Personne ne sera d’ailleurs laissé sur le carreau grâce au système de checkpoints et à la difficulté paramétrable. Vous n’avez résolument aucune raison de passer à côté de ce petit bijou! Lire notre test complet.

Persona 5 Royal (PS4) – un très grand RPG

Si vous étiez passé à côté de l’excellent Persona 5, Persona 5 Royal vous donne la chance de corriger enfin votre erreur en découvrant l’un des meilleurs RPG de cette génération. Atlus ne s’est pas contenté d’un simple remaster puisque l’éditeur a revu l’intégralité du contenu du jeu, modifiant son scénario, certains de ses mécanismes et ajoutant une pléthore de contenus, parmi lesquels une nouvelle aire de jeu. Visuellement, le jeu a un peu vieilli, il est vrai mais sa direction artistique superbe lui confère une identité unique. Ses mécanismes de jeu atypiques en font un titre totalement à part, que l’on qualifierait presque de rafraichissant.  Ici, le joueur incarne un étudiant qui devra voyager entre Tokyo et une dimension parallèle. C’est dans cette dernière que le héros devra combattre à l’aide de ses Persona, des êtres surpuissants qu’il est possible de capturer et de fusionner. Les combats fourmillent de bonnes idées et offrent un savant mélange d’éléments connus et nouveaux (négociations au cours de la joute, jauge d’alerte…). Et si les palaces qui composent cette dimension parallèle poussent les joueurs à y retourner sans cesse, la vie estudiantine du héros à Tokyo est du même acabit et offre son lot d’activités auxquelles il faudra participer en veillant à respecter son calendrier. Inutile de tergiverser : il s’agit d’un incontournable. Lire notre test complet.

Resident Evil 3 (PC, PS4, Xbox One) – le remake de la peur

Marchant sur les traces du remake de Resident Evil 2, ce remake de Resident Evil 3 : Nemesis parviendra à marquer les esprits avec son rythme de jeu très intense. Si l’aventure est relativement courte (comptez environ 7h de jeu), cette nouvelle promenade dans les rues infestées de zombies de Raccoon City marque les esprits avec de nombreuses séquences de jeu très nerveuses, dont les inévitables affrontements avec le Nemesis, l’arme fatale d’Umbrella Corp. Visuellement, Capcom nous met encore une claque avec un jeu d’une beauté à couper le souffle qui ne déçoit finalement que par son character design très peu inspiré et sa relecture parfois trop libre du scénario de Resident Evil 3. Si le jeu reste assez court, Capcom parvient à compenser ce vilain défaut avec une multitude de contenus endgame très efficaces. Malheureusement, on ne pourra pas en dire autant de Resident Evil : Resistance, un jeu multijoueurs asymétrique offert à tous les acheteurs du jeu, qui déçoit tant par sa construction que par sa balance de jeu. A oublier très vite! Lire notre test complet.

Ori and the Will of the Wisps (PC, Xbox One) – la grande aventure

Techniquement très impressionnant, Ori and the will of the wisps perfectionne la recette du premier volet. Grisant, le jeu de Moon Studios est sans aucun doute l’un des Metroidvania les plus aboutis de ces dernières années. Outre ses superbes visuels, Ori and the will of the wisps peut se vanter de disposer de l’un des gameplay les plus sophistiqués du genre. Par rapport au premier volet, le jeu gagne en nervosité. Les affrontements sont plus techniques et la tension toujours palpable. Plus accessible que son ainé, de par la présence de nombreux points de sauvegarde, le jeu n’en reste pas moins destiné à un public plutôt élitiste. Car sous ses airs de platformer très mignon, Ori and the will of the wisps reste un jeu de plates-formes et d’exploration exigeant, qui ne destine très clairement pas une audience jeune. Malgré sa durée de vie relativement courte, le nouveau jeu de Moon Studios est une jolie réussite – et incontestablement une suite très bien maîtrisée par les développeurs, qui, tout en ne changeant pas la recette du premier volet, sont parvenus à en corriger la plupart des défauts. Lire notre test complet.

Granblue Fantasy Versus (PS4, PC) – le dieu de la baston

Avec Granblue Fantasy Versus, Arc System Works nous livre un autre excellent jeu de baston en 2.5D. Visuellement superbe, le nouveau jeu des créateurs de Blazblue et Guilty Gear frappe très fort avec ses animations soignés, son gameplay nerveux et ses personnages aux styles de jeu variés. On reconnaît en lui tous les éléments d’un grand jeu de baston, de surcroit accessible grâce à sa prise en main très simple. Si on lui reprochera un contenu relativement limité avec ses 11 personnages et sa dizaine d’arènes, Granblue Fantasy Versus a le mérite de mettre en avant un roster varié et de proposer des modes de jeu très solides, avec un mode solo costaud, de la coop’ et des modes de jeu en ligne. Pas de doute, il s’agit de l’une des très bonnes surprises de ce début d’année! Lire notre test complet. 

Dreams (PS4) – game maker

S’il se destine avant tout aux esprits créatifs, qui découvriront un très puissant outil de création, Dreams s’impose également comme une formidable base de données de mini-jeux à télécharger. La créativité est au cœur de l’expérience, de même que la communauté puisque chacun peut visiter les créations d’autrui. Si le studio Media Molecule veut offrir une expérience de création accessible à tous, il faudra véritablement s’investir dans Dreams pour maîtriser les différents outils de création et découvrir toute la richesse du jeu. Si cela n’est pas du goût de tout le monde, explorer les créations des autres joueurs justifiera presque l’achat du jeu. Vendu une quarantaine d’euros, le titre de Media Molecule est incontestablement une très bonne surprise et un véritable incontournable pour ceux qui ont toujours rêvé de créer leur propre jeu vidéo. Seul regret : les contrôles au pad ne sont pas toujours évidents. Très clairement, Dreams aurait pu proposer une expérience de jeu beaucoup plus riche encore sur PC… Lire notre test complet. 

Desperados III (PC, PS4, Xbox One) – le grand far-west

13 ans après Helldorado, le talentueux studio allemand Mimimi nous livre une jolie réinterprétation de Desperados. Fidèle à l’ADN de la série, Desperados III est une vraie bonne surprises pour les amateurs de Commandos-like. Mimimi Games a brillamment modernisé le gameplay du jeu en important la formule de sa précédente création, le très réussi Shadow Tactics. Le résultat est étonnant : à la fois très technique et accessible, Desperados III parviendra à séduire les fans du genre et les néophytes avec la jolie palette d’options qu’il donne au joueur. Le gameplay est riche et les options nombreuses sur le terrain, grâce aux facultés des cinq opérateurs. Il est possible de mettre en place de vraies stratégies d’équipe ou au contraire de progresser à son rythme, de façon plus simple. Desperados 3 brille par la richesse de son gameplay et son excellent level-design. Le jeu étonne également par la richesse de ses environnements. Le pari est donc réussi pour le studio allemand, malgré quelques impairs. Techniquement, ce n’est pas fantastique, l’I.A. n’est parfaite et la mise en scène n’est pas des plus immersives. Desperados 3 n’en reste pas moins un très bon jeu d’infiltration et probablement le meilleur représentant du genre sur cette génération… Lire notre test complet. 

Final Fantasy VII remake (PS4) – grandiose

Le travail réalisé par les équipes de Square Enix sur ce remake de Final Fantasy VII est titanesque tant au niveau du gameplay que des visuels. S’il reste fidèle à l’original dans son univers, ce remake de FFVII n’hésite pas à prendre ses distances avec le classique dans son gameplay avec des combats en temps réels d’une rare intensité. On perd un peu en profondeur de gameplay mais on y gagne au niveau de l’immersion. Au-delà des attaques au corps à corps, il faudra patienter jusqu’à ce que la barre ATB se remplisse pour lancer une attaque surpuissante ou utiliser des potions de soin. De quoi forcer les joueurs à anticiper les dégâts, mais aussi à jongler entre les personnages et leurs spécialités. Passionnant de bout en bout, le jeu n’en reste pas moins assez court puisque seulement 1/3 du jeu originel nous est livré aujourd’hui. Pour la suite, il faudra se montrer patient. L’attente de 5 ans en valait en tout cas la peine. Nerveux, beau à damner et passionnant, ce remake de l’un des jeux de rôle les plus cultes de l’histoire du jeu vidéo s’impose comme une franche réussite, qui ne déçoit finalement qu’au niveau de son contenu, un peu léger. Lire notre test complet.

Xenoblade Chronicles Definitive Edition (Switch) : un remaster brillant

Xenoblade Chronicles : Definitive Edition est un remake du Xenoblade original sorti sur Wii en 2010. Non content de s’offrir une seconde jeunesse graphiquement, cette réédition corrige certains éléments qui posaient problème comme l’interface. Elle ajoute aussi quelques nouveautés intéressantes comme de nouveaux modes de difficulté et un mode contre-la-montre. Mais surtout, elle ajoute un tout nouvel épilogue intitulé « Un avenir commun ». Malgré tous ces changements, cette Definitive Edition n’en reste pas moins un remake très fidèle à l’original, reproduisant entièrement le contenu de sa version Wii. Nous retrouvons son scénario résolument sérieux, sa bande-son grandiose, ses environnements qui fourmillent de vie et son gameplay riche. Xenoblade Chronicles est un amoncellement de systèmes qui forme un tout cohérent et consistant. À tel point qu’il demandera de nombreuses heures si vous voulez en voir le bout, environ 60h pour son scénario et bien plus si vous vous attardez sur le contenu annexe. Techniquement en revanche, ça a vieilli. Et ce n’est pas le jeu Switch le plus agréable à jouer en nomade… Lire notre test complet.

Moving Out (PS4, PC, Switch, Xbox One) – le jeu coop’

A mi-chemin entre un Overcooked et un Tools Up, Moving Out s’impose comme un excellent jeu coopératif dans lequel  à 4 joueurs devront se prêter main forte pour boucler des déménagements dans des temps records. Fun, le jeu de SMG Studio a le mérite d’être plus accessible que son modèle, et donc moins irritant à jouer. Il est en revanche un peu moins nerveux et perd indirectement un peu du charme d’Overcooked. Les développeurs de Moving Out sont toutefois parvenus à lui donner une identité propre qui lui colle parfaitement, avec un univers coloré, des tas de missions secondaires à débloquer et des défis barrés qui viendront apporter un peu de diversité dans la progression. Si l’absence de coop en ligne se fait ressentir, Moving Out n’en reste pas moins l’un des meilleurs jeux pour s’éclater entre amis sur le canapé. Lire notre test complet.

Streets of Rage 4 (PC, PS4, Xbox One, Switch) – l’arcade à la maison

Avec Streets of Rage 4, Guard Crush Games, Dotemu et Lizardcube livrent un vibrant hommage aux beat them all old-school. D’une rare fidélité au matériau de base, cette suite inespérée ressuscite une franchise qui était restée au placard depuis plus de 15 ans. Et on le sent, les développeurs sont des passionnés puisque le jeu modernise brillamment tous les mécanismes de jeu de l’époque. Nerveux et même technique, le beat them all se déguste de préférence à plusieurs, en local ou en ligne. Le savatage en règle des truands est un petit plaisir qui se partage. Comme dans les précédents volets, les combats de boss occupent une place centrale dans le jeu et lui donnent un certain cachet. Là où Streets of Rage 4 parvient à surprendre, c’est toutefois dans son contenu très généreux, avec ses 12 niveaux, ses multiples modes de jeu et ses nombreux personnages à débloquer le jeu justifie facilement son tarif de 24,99€. Techniquement, c’est également très propre, même s’il est vrai que la direction artistique très frenchie ne plaira pas à tout le monde et dénature un peu le matériau de base. Pour autant, ne gâchons pas notre plaisir, il s’agit d’un des come-back les plus inattendus et les plus réussis de ces dernières années! Lire notre test complet.

Gears Tactics (PC) – un sérieux rival pour X-Com

S’inspirant très ouvertement des X-COM, Gears Tactics est indéniablement un bon jeu, qui souffre toutefois d’un certain manque de substance. Si sa campagne, longue de près de 40h, tiendra les fans scotchés à leur PC, l’aventure n’en reste pas moins répétitive et l’absence d’à-côtés se fait ressentir. Un système de gestion de Q.G. et un mode multijoueur n’auraient clairement pas été de trop. Le jeu de stratégie de The Coalition a du mal à justifier son lourd tarif de 69,99€. Le titre n’en reste pas moins réussi, surtout dans son gameplay très nerveux pour le genre, qui force le joueur à user et abuser des déplacements. Malgré des objectifs peu ambitieux, les missions restent jouissives dans l’ensemble et plusieurs mécanismes de jeu apportent un réel plus, à l’image des 3 points d’action par soldat qui ajoutent une nouvelle dimension au jeu par rapport aux autres références du genre. Visuellement, Gears Tactics est également très beau. Les effets de lumière mettent bien en valeur les environnements dans lesquels évoluent Gears et Locustes. Si vous êtes un fan de ce genre de jeu, nul doute que vous trouverez votre bonheur dans le titre qui, rappelons-le, fait également partie de l’abonnement GamePass. Lire notre test complet.

The Last of Us Part II (PS4) – une suite mouvementée

Jolie claque graphique, The Last of Us Part II donne un bel aperçu de ce à quoi devraient ressembler les jeux next-gen. Visuellement, le titre de Naughty Dog exploite à son plein potentiel les capacités de la PS4 Pro. C’est d’une beauté à couper le souffle, c’est fluide et la direction artistique très inspirée nous en met plein les yeux avec des panoramas absolument superbes. Si tout le monde s’accordera sur le fait qu’il s’agit d’une jolie réussite technique, le bilan est un peu plus mitigé en ce qui concerne le gameplay du jeu, qui mélange plusieurs genres (infiltration, survival, open-world, action, aventure) sans en maîtriser aucun. La recette fonctionne toutefois très bien, malgré les ficelles très apparentes. Dans la continuité du premier épisode, The Last of Us Part II s’en distingue toutefois au niveau de sa narration, avec un scénario qui prend beaucoup plus de temps à se mettre en place, des passages qui traînent en longueur et un casting beaucoup plus jeune qui manque franchement de charisme. Des petits reproches qui ne gâchent en rien l’énorme potentiel ludique du jeu, très divertissant de bout en bout, ni l’incroyable talent de mise en scène des développeurs, qui cultivent leur amour du cinéma à travers les nombreuses cut-scenes du jeu. Lire notre test complet.

Doom Eternal (PC, Xbox One, PS4) – le fast-FPS

S’il s’écarte davantage encore de la formule de ses ancêtres, Doom Eternal a le mérite d’être un FPS d’une rare intensité, généreux en contenu et terriblement efficace durant ses séquences de gunfights. Doom Eternal n’a toutefois plus de Doom que son bestiaire. Mais la recette du fast-FPS est aujourd’hui parfaitement dosée par id Software, qui nous livre l’un des jeux de tir les plus brutaux de ces dernières années, tellement nerveux qu’il est difficile d’y jouer à la manette. On prioritisera donc de préférence la version PC, beaucoup plus aboutie. Avec sa campagne d’une quinzaine d’heures de jeu, ses nombreux collectibles et Doom 64 en bonus, Doom Eternal s’impose comme un jeu très généreux en contenu. Les fans du précédent volet s’y retrouveront très rapidement. Il n’en reste pas moins que le mélange de genres reste difficile à appréhender. Les séquences de plates-formes ont certes le mérite de nous éviter la surdose d’hémoglobine, mais ce n’est pas forcément ce que les fans de FPS recherchent dans un Doom. Si le jeu d’id Software brille dans ses gunfights, il est malheureusement loin d’être exempt de défauts. On lui reprochera notamment ses séquences de combat au corps à corps qui ne servent finalement qu’à faire le plein de munitions, le feeling des armes et certains passages du jeu – la 1ère heure de jeu notamment, qui nous a fait très peur, et le dernier tiers, dans lequel Doom Eternal ne parvient pas à se renouveler. Lire notre test complet.