On entend souvent parler du DAS, du débit d’absorption spécifique, d’un smartphone, mais on ne sait pas toujours à quoi cela correspond ni comment connaitre la valeur de notre téléphone. On vous aide à y voir plus clair.

Le DAS est une mesure relative aux smartphones qui indique la quantité d’ondes électromagnétiques émise par ces appareils et absorbée par l’organisme. Si les études scientifiques ne sont pas encore parvenues aujourd’hui à se mettre d’accord sur les effets que les ondes électromagnétiques peuvent avoir sur notre organisme, il peut tout de même être intéressant de surveiller le DAS de son smartphone.

C’est un sujet qui porte toujours à débat et pour lequel les autorités des différents pays du monde ne se sont toujours pas mises d’accord sur un niveau maximal de DAS à imposer aux constructeurs. En fonction des pays, celui-ci peut changer. Par exemple, aux États-Unis, la limite est de 1,6 W/kg alors qu’en France, elle est de 2 W/kg.

Une application de mesure

À ce propos, l’Agence nationale des fréquences française (ANFR) a récemment lancé une application (OpenBarres) qui permet de connaitre le débit d’absorption spécifique de chaque smartphone. Malheureusement, tous les téléphones ne semblent pas encore pris en compte.

L’application permet de connaitre le DAS de son smartphone au niveau de la tête et du tronc, mais elle mesure également le rapport de puissance en décibels entre la puissance mesurée et un milliwatt (dBm).

Le DAS peut varier en fonction de « la puissance du signal reçue à partir du réseau de votre opérateur mobile. Plus celle-ci est élevée, moins votre appareil aura besoin de fonctionner à son DAS maximum », précise l’ANFR concernant l’utilisation de son application OpenBarres.

En Belgique, la limite autorisée pour les appareils électroniques est calquée sur celle de l’ICNIRP, l’International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection. Le DAS « au niveau du crâne ne peut excéder 2W/kg, sur une moyenne de 6 minutes et pour 10 grammes de tissus ».

Comment est calculé le DAS ?

Sur son site internet, le service public fédéral de la santé publique indique que le DAS est mesuré via une procédure standardisée. « Le téléphone mobile à tester est fixé à l’oreille d’une tête factice. Cette tête factice est remplie d’un liquide ayant les mêmes propriétés électriques que les tissus humains. Dans la tête factice, des appareils de mesure (sondes) sont installés. Ils mesurent la répartition du champ électrique produit par le GSM. La valeur DAS est calculée en se basant sur ces mesures », peut-on lire sur le site du service public fédéral.

Lorsqu’un premier effet thermique lié aux ondes électromagnétiques est observé, on prend note de ce seuil. Celui-ci est alors multiplié par 50 afin de laisser une marge importante de sécurité. Ce second seuil devient la limite sur laquelle le DAS a été établie.