Samsung et Apple étaient accusés de mettre la vie de leurs utilisateurs en danger en commercialisant des smartphones émettant des ondes électromagnétiques particulièrement élevées. 

Cet été, le Chigaco Tribune publiait les résultats d’une enquête concernant le débit d’absorption spécifique auquel étaient exposés les utilisateurs de certains smartphones. L’objectif était de déterminer si les ondes électromagnétiques que les téléphones émettaient étaient conformes ou non à la limite légale. Une enquête qui a révélé que les iPhone 7, 8 et X, ainsi que les Galaxy S8 et S9 étaient en infraction avec des taux parfois 3 fois supérieurs à la norme imposée par le pouvoir fédéral américain.

Des révélations qui ont poussé certains utilisateurs à se retourner contre Samsung et Apple. Au début du mois de décembre, un recours collectif distinct avait été déposé auprès du tribunal de district de la Californie contre Samsung et Apple. Une plainte qui avait poussé la FCC, la Commission fédérale des communications américaine, à procéder à de nouvelles analyses.

Désormais, les conclusions sont connues, comme le rapport Bloomberg.  « Le FCC affirme que les récents tests effectués sur les iPhone et les Galaxy ne révèlent pas de violations du niveau maximum d’exposition aux radiofréquences fixées par l’organisme », indique Bloomberg sur Twitter. Voilà qui devrait dissiper les doutes et rassurer les propriétaires des smartphones incriminés.

Au moment des faits, Apple s’était déjà exprimée, affirmant que « tous les modèles d’iPhone, y compris l’iPhone 7, sont pleinement certifiés par le FCC et dans les tous pays où l’iPhone est commercialisé. Après un examen minutieux et une validation ultérieure de tous les modèles d’iPhone testés dans le rapport [du Chicago Tribune], nous avons confirmé que nous sommes en conformité et que nous respectons toutes les directives et limites d’exposition applicables ».

Des méthodes d’analyses différentes

Il est tout de même intéressant de noter que les effets des ondes électromagnétiques sur le corps humain font encore débat dans le monde scientifique. D’ailleurs, les limites maximales d’ondes électromagnétiques ne sont pas les mêmes que l’on soit d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. Enfin, il n’existe pas une méthode unique et commune pour mesurer le niveau de les méthodes pour mesurer le débit d’absorption spécifique des appareils électroniques. C’est pourquoi il arrive que les résultats soient différents.

Dans le cas de l’enquête du Chicago Tribune, les résultats étaient particulièrement interloquant puisqu’il était question d’émission trois fois supérieures que la limite légale.

Reste à voir si les plaignants vont retirer leur plainte ou non.