Pour s’occuper durant le confinement, les jeux vidéo restent une valeur sûre. Le mois de mars aura d’ailleurs été l’occasion de découvrir quelques titres très séduisants… 

Persona 5 Royal (PS4)

Si vous étiez passé à côté de l’excellent Persona 5, Persona 5 Royal vous donne la chance de corriger enfin votre erreur en découvrant l’un des meilleurs RPG de cette génération. Atlus ne s’est pas contenté d’un simple remaster puisque l’éditeur a revu l’intégralité du contenu du jeu, modifiant son scénario, certains de ses mécanismes et ajoutant une pléthore de contenus, parmi lesquels une nouvelle aire de jeu. Visuellement, le jeu a un peu vieilli, il est vrai mais sa direction artistique superbe lui confère une identité unique. Ses mécanismes de jeu atypiques en font un titre totalement à part, que l’on qualifierait presque de rafraichissant.  Ici, le joueur incarne un étudiant qui devra voyager entre Tokyo et une dimension parallèle. C’est dans cette dernière que le héros devra combattre à l’aide de ses Persona, des êtres surpuissants qu’il est possible de capturer et de fusionner. Les combats fourmillent de bonnes idées et offrent un savant mélange d’éléments connus et nouveaux (négociations au cours de la joute, jauge d’alerte…). Et si les palaces qui composent cette dimension parallèle poussent les joueurs à y retourner sans cesse, la vie estudiantine du héros à Tokyo est du même acabit et offre son lot d’activités auxquelles il faudra participer en veillant à respecter son calendrier. Inutile de tergiverser : il s’agit d’un incontournable. Lire notre test complet. 

Animal Crossing : New Horizons (Switch)

Animal Crossing New Horizons est un épisode qui bouleverse quelque peu les codes de la franchise sans pour autant abandonner ce qui en fait le charme. Cette nouvelle aventure nous laisse progresser pas à pas pour façonner notre île. Zen par nature, le jeu de Nintendo est une véritable invitation à l’exploration. Malheureusement un peu lent au début, c’est avec du temps que se révèle le potentiel du jeu. Un potentiel qui promet de s’accroître au fil de l’année puisque des mises à jour gratuites et des évènements sont déjà prévus. Techniquement, le jeu est également très réussi, bien qu’il ne soit pas exempt de défauts. On lui reprochera notamment des menus pas très ergonomiques et son mode coop local, parfaitement inutile. Lire notre test complet.

Granblue Fantasy Versus (PS4)

Avec Granblue Fantasy Versus, Arc System Works nous livre un autre excellent jeu de baston en 2.5D. Visuellement superbe, le nouveau jeu des créateurs de Blazblue et Guilty Gear frappe très fort avec ses animations soignés, son gameplay nerveux et ses personnages aux styles de jeu variés. On reconnaît en lui tous les éléments d’un grand jeu de baston, de surcroit accessible grâce à sa prise en main très simple. Si on lui reprochera un contenu relativement limité avec ses 11 personnages et sa dizaine d’arènes, Granblue Fantasy Versus a le mérite de mettre en avant un roster varié et de proposer des modes de jeu très solides, avec un mode solo costaud, de la coop’ et des modes de jeu en ligne. Pas de doute, il s’agit de l’une des très bonnes surprises de ce début d’année! Lire notre test complet.

Doom Eternal (Xbox One, PS4, PC)

S’il s’écarte davantage encore de la formule de ses ancêtres, Doom Eternal a le mérite d’être un FPS d’une rare intensité, généreux en contenu et terriblement efficace durant ses séquences de gunfights. Doom Eternal n’a toutefois plus de Doom que son bestiaire. Mais la recette du fast-FPS est aujourd’hui parfaitement dosée par id Software, qui nous livre l’un des jeux de tir les plus brutaux de ces dernières années, tellement nerveux qu’il est difficile d’y jouer à la manette. On prioritisera donc de préférence la version PC, beaucoup plus aboutie. Avec sa campagne d’une quinzaine d’heures de jeu, ses nombreux collectibles et Doom 64 en bonus, Doom Eternal s’impose comme un jeu très généreux en contenu. Les fans du précédent volet s’y retrouveront très rapidement. Il n’en reste pas moins que le mélange de genres reste difficile à appréhender. Les séquences de plates-formes ont certes le mérite de nous éviter la surdose d’hémoglobine, mais ce n’est pas forcément ce que les fans de FPS recherchent dans un Doom. Si le jeu d’id Software brille dans ses gunfights, il est malheureusement loin d’être exempt de défauts. On lui reprochera notamment ses séquences de combat au corps à corps qui ne servent finalement qu’à faire le plein de munitions, le feeling des armes et certains passages du jeu – la 1ère heure de jeu notamment, qui nous a fait très peur, et le dernier tiers, dans lequel Doom Eternal ne parvient pas à se renouveler. Lire notre test complet.

Ori and the will of the wisps (Xbox One, PC)

Techniquement très impressionnant, Ori and the will of the wisps perfectionne la recette du premier volet. Grisant, le jeu de Moon Studios est sans aucun doute l’un des Metroidvania les plus aboutis de ces dernières années. Outre ses superbes visuels, Ori and the will of the wisps peut se vanter de disposer de l’un des gameplay les plus sophistiqués du genre. Par rapport au premier volet, le jeu gagne en nervosité. Les affrontements sont plus techniques et la tension toujours palpable. Plus accessible que son ainé, de par la présence de nombreux points de sauvegarde, le jeu n’en reste pas moins destiné à un public plutôt élitiste. Car sous ses airs de platformer très mignon, Ori and the will of the wisps reste un jeu de plates-formes et d’exploration exigeant, qui ne destine très clairement pas une audience jeune. Malgré sa durée de vie relativement courte, le nouveau jeu de Moon Studios est une jolie réussite – et incontestablement une suite très bien maîtrisée par les développeurs, qui, tout en ne changeant pas la recette du premier volet, sont parvenus à en corriger la plupart des défauts. Lire notre test complet.

Hunt Showdown (Xbox One, PS4, PC)

Le nouveau jeu de Crytek (Far Cry, Crysis, mais aussi Ryse) est plutôt une bonne surprise. 100% axé sur le multijoueur, Hunt Showdown n’hésite pas à sortir des sentiers battus en nous proposant d’explorer la Louisiane du XIXème siècle pour une partie de chasse aux zombies. S’il est possible d’y jouer seul, le jeu se déguste de préférence à deux en coop. Le concept atypique du jeu, qui consiste à pister des monstres pour ensuite les tuer, tout en affrontant occasionnellement d’autres joueurs, lui donne un côté assez unique. Sur la durée, Hunt Showdown ne parvient toutefois pas totalement à convaincre, la faute à un contenu très léger : quelques boss, cartes et modes de jeu de plus ne lui auraient clairement pas fait de mal. Elitiste, le jeu de Crytek ne s’adresse très clairement pas à tous les publics. Sa réalisation soignée, son excellent sound-design et son univers très sombre en font toutefois un jeu qui mérite le détour, ne serait-ce que pour les amateurs de Left-4-Dead, qui n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent ces derniers temps… Lire notre test complet.

Two Point Hospital (Xbox One, PS4, PC, Switch)

Avec Two Point Hospital, Sega nous livre enfin le digne successeur de Theme Hospital. A la fois très accessible, drôle, attachant et fun, Two Point Hospital est un jeu de gestion d’hôpital résolument arcade, qui n’hésite pas à jouer la carte de l’humour avec ses maladies aux noms à coucher dehors, ses commentaires rigolos et ses animations cartoonesques.  On reconnaît la patte des créateurs de Dungeon Keepers. Difficile de s’ennuyer une seule minute dans le jeu tant les défis vous forcent à vous remuer les méninges. Les sessions de jeu ne sont ni trop courtes ni trop longues et on prend un pied formidable à trouver des solutions aux problèmes rencontrés. Et si le jeu est certes moins précis au pad qu’au combo clavier / souris, ce portage sur consoles n’en reste pas moins une bonne surprise avec sa prise en main efficace, ses DLC inclus et ses bugs corrigés. Si vous étiez passé à côté du jeu sur PC, voici une belle occasion de rattraper cette grossière erreur! Lire notre test complet. 

Warriors Orochi 4 Ultimate (Xbox One, PS4, Switch)

Avec son roster de 177 personnages, son mode Aventure riche et long, son gameplay toujours aussi nerveux, Orochi Warriors 4 Ultimate reste l’un des meilleurs représentants du genre musô. Le jeu d’Omega Force est enrichi par l’ajout d’un season pass et de multiples personnages, tenues, missions et montures inédits dans cette édition ultime, qui ne mérite pas forcément l’investissement si vous aviez déjà le jeu d’origine, au vu du prix de l’upgrade, mais représente un joli bonus pour ceux qui étaient passés à côté du jeu de base à l’époque. Formidable défouloir à parcourir de préférence à deux joueurs en coop’, Orochi Warriors 4 est l’aboutissement d’une formule exploitée jusqu’à l’os par l’éditeur. Paradoxalement, on reprochera au jeu d’Omega Force l’inverse de son cousin, Dynasty Warriors : le gameplay fonctionne plutôt bien et le mode solo est au top, mais la réalisation technique ne présente pas sous son meilleur jour la franchise. Le vieux moteur graphique d’Omega Force est poussé dans ses derniers retranchements et très clairement, Orochi Warriors aura besoin d’un joli ravalement de façade pour la prochain itération… Lire notre test complet. 

Darksiders Genesis (Xbox One, PS4, Switch, PC)

Après un troisième épisode plutôt réussi, le spin-off Darksiders Genesis vient enrichir l’univers de DarkSiders avec une expérience de jeu radicalement différente. Un défi que le petit studio Airship Syndycate a relevé haut la main, offrant un titre fidèle à ce qui a fait le succès de la saga (du cadre très sombre au gameplay qui mélange habilement énigmes, action et exploration). Ce hack’n slash nerveux propose une expérience en coop – en ligne ou en local – très satisfaisante. On apprécie à ce titre pouvoir incarner deux personnages très différents : Guerre, la brute épaisse, et pour la première fois dans la saga, Discorde, le pro de la gâchette. Un choix de gameplay qui offre une vraie dynamique et qui se révèle très convaincant. S’il parvient à s’écarter de son modèle, Genesis n’en souffre pas moins de quelques défauts redondants de ces types de jeux, avec ses quêtes fedex et sa caméra qui a tendance à ne pas toujours très bien suivre l’action. Pour un peu moins de 40€, le divertissement n’en reste pas moins très bon, d’autant plus que le jeu offre une solide durée de vie (+ de 15h). Lire notre test complet.

Dreams (PS4)

S’il se destine avant tout aux esprits créatifs, qui découvriront un très puissant outil de création, Dreams s’impose également comme une formidable base de données de mini-jeux à télécharger. La créativité est au cœur de l’expérience, de même que la communauté puisque chacun peut visiter les créations d’autrui. Si le studio Media Molecule veut offrir une expérience de création accessible à tous, il faudra véritablement s’investir dans Dreams pour maîtriser les différents outils de création et découvrir toute la richesse du jeu. Si cela n’est pas du goût de tout le monde, explorer les créations des autres joueurs justifiera presque l’achat du jeu. Vendu une quarantaine d’euros, le titre de Media Molecule est incontestablement une très bonne surprise et un véritable incontournable pour ceux qui ont toujours rêvé de créer leur propre jeu vidéo. Seul regret : les contrôles au pad ne sont pas toujours évidents. Très clairement, Dreams aurait pu proposer une expérience de jeu beaucoup plus riche encore sur PC… Lire notre test complet.