Avec son système de vidéosurveillance de plus de 200 millions de caméras, de ses politiques de surveillance de sa population poussée et de ses nombreuses infrastructures à la pointe de la technologie, la Chine fait partie des pays les plus avancés en terme de reconnaissance faciale.

Il est vrai que cette forme de technologie est particulièrement présente dans l’Empire du Milieu. Au-delà des caméras de surveillance dotées de cette technologie, il existe de nombreuses applications qui demandent ou proposent d’utiliser la reconnaissance faciale.

On retrouve évidemment l’identification d’une personne et la sécurité, mais la reconnaissance faciale est également utilisée en Chine pour payer certains achats ou pour prendre les transports en commun. L’usage de cette technologie exige toutefois beaucoup d’information et des mises à jour régulières. Mais comment ça fonctionne exactement la reconnaissance faciale ?

Le processus est réalisé par un logiciel et se déroule en trois phases. Dans un premier temps, le logiciel détecte un visage que ça soit sur une vidéo de surveillance, une image ou autre. Ensuite, il l’analyse afin d’obtenir une empreinte biométrique de la personne basée sur différents points du visage (espace entre les yeux, longueur du nez, grandeur de la bouche, point de beauté, etc.). Enfin, le logiciel compare ce résultat numérique à une base de données contenant des images de visages.

En réalité, dans la reconnaissance faciale, c’est avant tout la base de données qui détermine la réussite du processus. Plus elle est importante, plus le logiciel aura de chances de trouver un résultat. Cela fonctionne exactement de la même manière que pour l’identification d’une empreinte digitale.

Complexifier la base de données

De nouveau, pour éviter les erreurs, il faut entraîner le logiciel doté d’une intelligence artificielle à comparer les différents visages. En variant les points de vue, la luminosité, mais aussi la couleur des visages, le logiciel analyse les différences et intègre les nouvelles données. Celles-ci pourront lui être utiles pour identifier une personne.

C’est d’ailleurs pour cela que fréquemment des startups spécialisées dans la reconnaissance faciale achètent des bases de données de visages afin d’entraîner leur logiciel. Ce fut notamment le cas avec la start-up chinoise CloudWalk Technology qui a conclu un accord avec le gouvernement zimbabwéen pour obtenir les portraits de sa population.

Pas infaillible, la technologie comporte une très maigre marge d’erreur. De l’ordre d’1% pour les systèmes les plus efficaces à plus de 30% pour les systèmes les plus faillibles. On notera qu’en Chine, le pays ne demande pas l’autorisation de ses citoyens pour constituer ses bases de données.