Politiques, économistes, journalistes, philosophes, students, artistes… Toujours plus sur Twitter. Must ou posture ? L’avis de @Jacquesmercier, le petit nouveau, enthousiaste et toujours prêt, dès l’aube.

Quand avez-vous commencé à tweeter ?
Je le fais activement depuis environ un mois. Je m’étais inscrit il y a longtemps mais je n’avais pas vraiment compris à quoi ça servait et comment ça fonctionnait. Puis quelqu’un m’a dit que c’était bizarre que je ne sois pas sur Twitter, étant donné que j’aime dialoguer. Cette personne m’a fait suivre une sorte de manuel d’utilisation, qui expliquait surtout les codes : forward friday, les hashtag, etc.

Tous les matins quand je me lève je met une petite phrase – très courte puisqu’on ne peut pas mettre grand chose – du type « même s’il pleut, soyons optimistes ». J’ai ensuite un certain nombre de réactions. J’essaie de ne pas trop intervenir parce que c’est très énervant. Je reçois des choses aussi, à propos de la langue française par exemple. C’est plutôt du jeu. Comme je me suis abonné à beaucoup d’infos, je peux retweeter celles qui sont importantes. Lors de l’incident de Geluck, d’abord avec sa dispute sur antenne avec Van Rompuy et puis cet extrait malencontreux de son spectacle repris dans le JT, qui déformait toute sa pensée, je l’ai défendu. Ce qui est amusant avec Twitter c’est aussi que c’est très direct. Je suis en relation avec des Québecois, que je croise alors qu’ils vont dormir lorsque j’écris le matin. C’est l’occasion de plaisanter – « café ? non, plutôt whisky ».

Ce qui m’intéresse dans tout ça c’est qu’il y a une sorte de communication permanente, un dialogue autour de ce que je fais, autour de la langue française. C’est une sorte de lien qui remplace le courrier des lecteurs.

Suivez-vous certaines personnes plus que d’autres ces temps-ci ?
Avec quelques personnes les contacts deviennent plus réguliers, même si on a très peu d’infos sur les gens. Avec certains on a poursuivi le dialogue sur Facebook, ce qui est amusant puisque là ils affichent leur vrai identité, contrairement à Twitter, où les gens jouent souvent avec ça. Personnellement, je ne cache pas mon identité. Je trouve que dans les médias on joue tellement sur les apparences que ça me fait du bien d’être moi même – en télé on joue aussi un rôle, on présente, etc. D’ailleurs je ne sais pas si j’aurais fait ça de la même façon si j’étais sur antenne, si j’aurais eu le temps, ou si j’y aurais trouvé une utilité. Il est possible que Twitter soit utile pour moi maintenant que je n’ai plus ce contact médiatique régulier. D’ailleurs mon blog s’intitule « Continuons le dialogue ».

Comment fait-on pour être suivi par des gens ?
Il faut commencer par suivre un certain nombre de personnes. Puis on peut leur demander. Tous les vendredis, on indique aux autres les membres qu’il nous semble intéressant de suivre, et chacun fait son petit marché. En tout cas, il faut commencer par s’abonner, et puis les autres s’abonnent. Il y a aussi pas mal de modes d’emplois faciles à trouver par Google.

Est-ce que Twitter a changé des choses dans votre vie ?
Oui, on devient un peu accro, c’est comme un petit rituel. On est relié et on a envie de l’être. Ce n’est pas nécessairement pour exister… C’est comme aimer être entouré de gens. Cette façon de dialoguer par le net m’apporte peut-être ce que j’avais avant d’une manière assez quotidienne. C’est aussi une nouvelle façon de traduire, d’épauler, d’aider : j’ai rempli un centre culturel qui ne faisait pas de pub, en publiant l’info sur Facebook. J’ai eu aussi beaucoup de réaction sur un livre que j’ai écrit.

A.DA.

L’avis d’autres utilisateurs:
@Caro_Bxl : Twitter, “c’est pour réagir”
Megaconnard: “Twitter, c’est un exutoire”
Michelle Blanc: “Twitter, c’est légitimement élitiste”
Nathan Soret: “Twitter, c’est des rencontres”
Sand La Blonde: “Twitter, c’est surtout des vannes”