Le président d’Huawei Xu Zhijun a annoncé hier que la firme chinoise se tenait prête à déployer la 6G dans 9 ans.

La firme était aux premières loges du déploiement de la 5G en 2019, en tant que leader dans la fabrication de smartphone et dans le déploiement du réseau. Huawei a cependant souffert de restrictions commerciales dans ses domaines d’exploitations. Initiées par les États-Unis pour des soupçons d’espionnage au profit de Pékin. Les accusation ont ternie l’image de la firme dans de nombreux pays occidentaux, qui ont également blacklisté les équipements de la marque dans le développement de leurs réseaux 5G, par peur de menace pour leur sécurité nationale.

Cependant, la firme possède une forte propriété intellectuelle dans le domaine des télécommunications et se tourne déjà vers l’avenir. Elle compte bien mettre son savoir à profit dans dans l’élaboration de la 6G. Ce projet est primordial pour la Chine, qui avait déjà lancé un groupe de recherche sur cette technologie en 2019. Dans cette course au réseau, celle-ci est déjà bien avancée et a d’ailleurs lancé un satellite 6G dans l’espace pour étudier les échanges de données avec la terre.  

Selon la chaîne chinoise CGTN, le réseau 6G pourrait atteindre les 1To par seconde, une vitesse 50x supérieur à la 5G. De plus la latence est fortement diminuée, de l’ordre de 0,1 ms. La technologie permettrait également, entre autres, de maintenir une connexion stable dans les objets à grande vitesse, comme les avions de chasse. Cette connexion plus rapide répondra également à l’utilisation croissante d’objets connectés, ainsi qu’à des usages plus poussés de l’Internet of Things (IoT).

Cette annonce ne fait cependant pas encore état des dispositifs qui seront nécessaires pour déployer un nouveau réseau de l’ampleur de la 6G, alors que de vives critiques s’érigent depuis plusieurs années contre le déploiement de la 5G. Si cette dernière permet des prouesses technologiques notoires, ses détracteurs pointent du doigts la démultiplication d’antennes pour pallier la haute fréquence et la courte portée des ondes, mais également leurs dommages sur la santé lors de longues expositions téléphoniques, ainsi que la consommation énergétique accrue qu’engendre son utilisation.

Quoi qu’il en soit, l’adoption de la 5G n’est pas encore généralisée et ses usages n’en sont qu’à leurs débuts. L’Europe a d’ailleurs entamé sa “décennie numérique” et entend, entre autres, déployer la 5G dans toutes les zones peuplées d’ici 2030. Mais dans la course au réseau, à l’instar de la Chine et des États-Unis, l’UE ne perd pas la 6G de vue et planche déjà dessus.