Jeux-vidéo : notre top 5 de février

Traditionnellement très calme, le mois de février aura toutefois été l’occasion cette année de découvrir quelques pépites. Outre Little Nightmares II, qui s’impose comme une suite digne de ce nom du premier volet, quelques jeux indépendants sont également parvenus à se hisser au niveau de plus grands, comme l’excellent Curse of the Dead Gods ou le phénomène Valheim. 

Little Nightmares 2 (PC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series, Switch)

Avec Little Nightmares 2, le studio Tarsier livre une suite en tous points supérieure à l’original. Tout en conservant tous les ingrédients qui avaient fait le succès de l’original, de sa direction artistique impeccable à son univers très sombre, les développeurs ont profité de ces quatre longues années pour corriger les principaux défauts du jeu, à commencer par le gameplay qui gagne en profondeur avec de nouvelles formes d’interactions. Elles ne sont pas toutes une réussite, mais dans l’ensemble, on retrouve dans ce Little Nightmares 2 plus de diversité que dans son ainé. Le jeu est également mieux construit et mieux rythmé, avec une jolie alternance de puzzles, de séquences d’exploration, d’infiltration, de combats et de fuites. Toutefois, c’est bien dans la peur que le jeu excelle. Certaines créatures ont de quoi vous foutre la trousse. L’ambiance très sombre du jeu, sa direction artistique “burtonesque” et son sens du rythme lui donnent un cachet incroyable. Si vous aviez loupé le premier volet, ne passez pas à côté de celui-là. Little Nightmares 2 est bel et bien la suite que l’on attendait. Seul petit regret : une durée de vie un peu courte. Comptez 6h tout au plus pour en voir le bout. Mais quelle aventure! Lire notre test complet.

Curse of the Dead Gods (PC, PS4, Xbox One, Switch)

A mi-chemin entre un dungeon crawler et un roguelite, Curse of the Dead Gods brille par ses affrontements très intenses et son univers très sombre. Le studio français Passtech Games marche sur les traces d’Hades avec un jeu plein de charme, qui se révèle à la fois très accessible et très riche niveau contenus, avec sa dizaine de donjons à explorer, ses nombreux mécanismes de jeu à maîtriser et ses améliorations qui permettent de faire évoluer l’expérience de jeu au fil des parties. Malgré un concept par essence répétitif, Curse of the Dead Gods se révèle être un jeu très accrocheur. Chaque partie sera ici radicalement différente. On notera au passage que si le titre brille par son gameplay et sa réalisation, il souffre toutefois d’un level-design quelque peu paresseux et une présentation minimaliste. A l’inverse d’Hades, il ne faudra pas en attendre grand chose au niveau du scénario, qui tient ici sur un timbre poste… Lire notre test complet.

Bravely Default 2 (Switch)

Après six années sans nouvelles, Bravely Default est de retour avec un nouvel épisode contant les aventures de quatre nouveaux héros à la recherche des cristaux élémentaires. Bravely Default II est un épisode indépendant des autres jeux de la licence qui en reprend tout de même les bases. On y retrouve son style graphique mélangeant 2D et 3D de manière efficace malgré quelques petits soucis visuels. L’artiste japonais Revo marque son retour à la composition et offre une excellente bande-son pour ce titre. Le gameplay au tour par tour utilisant le système de jobs emprunté à Final Fantasy V reste sensiblement le même que dans les précédents opus, la formule fonctionne encore et toujours. Ajouté aux systèmes de Brave et de Default, le gameplay se révèle très riche, stratégique et prenant. Tout comme les précédents épisodes, Bravely Default II est un JRPG maîtrisé, s’inspirant grandement des titres old-school du genre tout en s’efforçant de moderniser un peu la formule. Le jeu propose un challenge relevé et un contenu généreux. Une formule qui fonctionne à merveille. Lire notre test complet. 

Super Mario 3D World + Bowser’s Fury (Switch)

Un autre titre de la WiiU rejoint le catalogue de la Nintendo Switch. Super Mario 3D World signe son retour accompagné de quelques ajouts ainsi que d’une extension nommée “Bowser’s Fury”. Le jeu original reste sensiblement le même, un jeu de plate-forme en 3D au gameplay et au level design très efficace et rempli d’idées toutes plus intéressantes les unes que les autres. Une aventure complète, même si un peu courte et que quelques soucis de lisibilité se font ressentir. Même aujourd’hui, le jeu reste très joli et garde son excellente bande-son. Cette réédition y ajoute tout de même un mode photo ainsi que la possibilité de faire l’entièreté du jeu à plusieurs en ligne. Mais 3D World est désormais accompagné de Bowser’s Fury, une extension séparée se déroulant dans un monde ouvert. Le principe fait plutôt penser à Super Mario Odyssey en proposant un monde vaste agrémenté de challenges de plate-forme pour obtenir des Astres félins, qui servent à repousser Bowser, ce dernier devenu géant et fou de rage. S’il n’est pas indispensable pour ceux ayant pu jouer à la version WiiU, Super Mario 3D World + Bowser’s Fury reste un excellent jeu de plate-forme, que les amoureux du genre se doivent de découvrir. Lire notre test complet.

Valheim (PC)

Très agréable surprise à sa sortie, Valheim a toutes les cartes en main pour devenir une des références du jeu de survie. Marchant sur les traces d’une Minecraft, Valheim nous emmène à la découverte de la culture viking et se distingue des autres jeux de survie par son réalisme poussé. Son univers enchanteur paraît doux et paisible, mais les mécaniques sont étonnamment solides et plaisantes. De la construction de votre abri aux effets parfois imprévisibles et inévitables de la nature, tout est fait pour proposer au joueur un défi réel, mais loin d’être insurmontable ni trop exigeant. Les univers, tous créés de manière procédurale, regorgent de recoins plus surprenants les uns que les autres et terriblement réussis visuellement, tantôt sublimés par des effets de lumière, tantôt ravagés par une météo capricieuse. Néanmoins, Valheim ne devra pas se reposer sur ses acquis et aura fort à faire pour espérer garder ses joueurs dans la durée. Quelques patchs devront résoudre les problèmes de finition comme le clipping, les chutes de framerate et les crashs, tandis que certains pans du gameplay mériteraient d’être approfondis et ajustés, à l’instar d’un manque criant d’explications ou d’une caméra trop capricieuse. Il faudra donc surveiller ce Valheim dans les mois et années à venir car le potentiel d’un très bon jeu est là… Lire notre test complet.