Qui dit connexion à un réseau dit transfert d’informations, appelées données quand elles sont sous forme numérique. Mais dans le cas de la voiture connectée, à quoi correspondent-elles ?

Depuis quelques années, les constructeurs automobiles s’efforcent de proposer des solutions technologiques censées faciliter la vie des conducteurs et de leurs passagers. Aujourd’hui, à moins de se diriger vers un modèle très bon marché destiné à l’entrée de gamme, il est quasi impossible d’acheter une voiture neuve qui ne bénéficie pas d’au moins une poignée de services connectés. Pour fonctionner, ces services utilises les réseaux internet et envoient continuellement des flux de données. Elles peuvent être de plusieurs types, que l’on va regrouper en six grandes catégories : localisation, statut du véhicule, données d’urgence, analyse de conduite, préférences du conducteur, analyse de la circulation.

Les données de localisation regroupent tout ce qui a trait à la position de la voiture. Elles servent notamment à savoir où l’on a garé son véhicule, à calculer le meilleur itinéraire pour une destination données, à prévoir des itinéraires en amont sur un smartphone ou un ordinateur pour les utiliser en voiture plus tard… Suivant qui les utilise, les données de localisation peuvent aussi être un indicateur précieux pour savoir quels sont les trajets fréquemment empruntés par le conducteur. Aujourd’hui, de plus en plus de GPS sont connectés, c’est à dire reliés en permanence à internet et aux plates-formes d’informations pour donner l’état du trafic, prévenir les accidents etc.

Le statut du véhicule est également un point très important qui englobe les informations vitales d’une auto. C’est grâce à elles que l’ordinateur de bord est en mesure de proposer un entretient personnalisé pour chaque voiture et que les services de conciergerie existent. Certains constructeurs vont même jusqu’à proposer automatiquement un rendez-vous au moment le plus opportun. Le statut du véhicule rassemble donc des informations basiques comme le kilométrage, le niveau de carburant restant ou encore la pression des pneus, mais dans certains cas, les informations peuvent être beaucoup plus ciblées : vitesse moyenne, vitesse maxi atteinte par le véhicule, usure du moteur… En pratique, c’est presque l’intégralité des capteurs du véhicules qui peuvent être des sources utiles.

Les données d’urgence sont liées aux boutons « SOS » qui trouvent de plus en plus fréquemment leur chemin dans les habitacles (en plus du système e-Call obligatoire pour toutes les voitures neuves en Europe). En cas de pépin, le conducteur n’a qu’à presser la touche pour être mis en relation avec l’assistance de la marque de son véhicule, à toute heure du jour et de la nuit. En plus de la liaison vocale, la plupart des systèmes d’appel d’urgence utilisent également les données de localisation, pour savoir où se trouve la personne qui a besoin d’aide et les données relatives au statut du véhicule pour faire un premier diagnostic, à distance, de ce qui a causé la panne ou l’accident.

En ce qui concerne l’analyse de conduite, c’est un peu plus personnel. En effet, c’est le comportement du conducteur lui-même qui est enregistré, ceci afin de dresser un profil en fonction de la consommation, de la vitesse, de la brutalité… Avant que les voitures ne soient bardées de capteurs, certaines assurances européennes proposaient un boîtier externe à brancher sur le véhicule, qui récupérait ce type d’information afin de faire varier le montant à payer par le conducteur en fonction de son score établit selon un barème précis. Désormais, tout est mesurable directement avec les informations de bord !

Les données sur les préférences du conducteur sont pour le moment réservées aux voitures premium et haut de gamme. Position du siège, style de musique en fonction de l’humeur, réglages de la climatisation sont autant de paramètres que les voitures seront capables de retenir et d’exploiter pleinement dans un futur très proche.

Enfin, dernières informations collectées et pas des moindres, les données relatives à la circulation. Le régulateur de vitesse adaptatif ? Il les utilise. Le détecteur d’angle mort, l’alerte de franchissement de ligne blanche, l’indicateur des panneaux de signalisation ? Aussi. Vous imaginez bien qu’une voiture semi-autonome fait l’acquisition d’une quantité faramineuse de ces données, qui lui servent à se guider. C’est sans aucun doute ces données de circulation qui représenteront le plus gros pourcentage de data échangées à l’avenir. C’est sur elles que reposera le bon déroulement des trajets sans chauffeurs, elles doivent donc être d’une précision extrême.

Concrètement c’est donc l’entièreté d’une voiture et le comportement du conducteur qui sont analysés. Des informations extrêmement utiles pour les constructeurs, mais aussi les tiers.