Plus nos voitures sont connectées, plus elles génèrent une quantité importante de données. Si leur utilité est parfois discutable, leur collecte réclame des réseaux solides pour assurer des transmissions saines.

Cinq à dix téraoctet de données brutes. C’est ce que produit chaque jour un véhicule de test 100 % autonome, selon le fabricant de stockage Quantum. Cela représente plusieurs pétaoctets (1015 octets) de données par an. Bien sûr, un véhicule de test produit sûrement plus de données que nécessaires afin de pouvoir développer la technologie dans les meilleures conditions. Il n’empêche, c’est un bon indicateur de ce vers quoi l’industrie s’achemine.

Car ce n’est pas tout de produire de l’information en masse, encore faut-il pouvoir la traiter. C’est précisément l’enjeu majeur de ces prochaines années dans le secteur automobile, peut-être plus encore que le passage du moteur thermique à l’électrique. Pourquoi produire autant de données ? A la fois par nécessité et par choix marketing, en fonction de qui est en mesure de les exploiter. Dans le cas des voitures autonomes par exemple, beaucoup des données produites ne sont pas forcément destinées à être collectées, mais servent plutôt à la conduite.

L’importance d’un bon réseau

Avant même de parler de traitement des données, il existe un autre problème : celui de la transmission. En effet, si l’information ne peut pas transiter de manière rapide et fiable, la collecte en est vaine. C’est ici qu’entre en jeu la norme réseau 5G. Dans le meilleur des cas, le débit atteint par le réseau de données mobiles sera égale à la fibre optique. De quoi passer outre la 4G actuelle, bien à la peine dans des villes comme Bruxelles où la multiplication des connexions fait drastiquement baisser la bande passante allouée à chaque utilisateur.

A quand un déploiement de la 5G en Belgique ? « Bientôt », s’accordent à dire les opérateurs, sans pour autant annoncer de date précise. Déjà testée en France pour une première application prévue courant 2019, il faudra certainement attendre un peu plus pour voir notre pays en être équipé. Ce qui est sûr, c’est que la démocratisation des voitures autonomes et des services connectés de plus en plus poussés ne se fera pas sans une mise à jour du réseau par lequel transit les informations, tout simplement inapte à la tâche en l’état.