Encore une fois chargé en sorties, le mois de mars 2019 aura été l’occasion de mettre la main sur quelques perles vidéoludiques, avec le retour en fanfare de plusieurs séries cultes, dont l’incontournable Devil May Cry 5 de Capcom.

The Division 2 (Xbox One, PC, PS4)

Parmi les titres les plus attendus de ce mois de mars, The Division 2 ne déçoit pas et se positionne même comme l’un de meilleurs shooters coopératifs en ligne du moment. Parfaitement huilé, le gameplay est d’une efficacité redoutable. Le titre a gagné en maturité. Le titre d’Ubisoft propose une expérience de jeu véritablement unique, avec des affrontements nerveux contre des ennemis qui ont du répondant. Si The Division 2 souffre comme de nombreuses suites d’un manque d’innovation, les développeurs de Massive Entertainment sont parvenus à améliorer leur recette et livrent un titre à la fois riche en contenu et parfaitement équilibré qui saura séduire les amateurs de TPS malgré l’absence de véritable nouveauté. S’il n’est probablement pas le jeu de l’année, The Division 2 est assurément une belle réussite et une suite parfaitement maîtrisée. Lire notre test complet.

Devil May Cry 5 (Xbox One, PC, PS4)

Après Resident Evil 2, Capcom enchaîne et nous livre un cinquième volet de sa série des Devil May Cry qui parvient à remettre sur les rails une franchise qui s’était essoufflée. Beau à damner, le beat them all de Capcom renoue avec un gameplay old-school terriblement nerveux. Un gigantesque défouloir d’une richesse étonnante, qui ne déçoit finalement que par le manque de diversité de ses décors, son level-design pas très inspiré et quelques petits défauts de prise en main. Rien qui ne vienne gâcher le plaisir que procure ce titre formidable qui réclame – à juste titre – son titre de beat them all de l’année. De sa bande son énergique à ses boss titanesques, Devil May Cry n’a décidément rien perdu de sa superbe. Lire notre test complet.

Sekiro (Xbox One, PC, PS4)

Séduisant, avec son univers féodal, ses superbes panoramas et son gameplay exigeant, Sekiro : Shadow Die Twice n’en reste pas moins un titre éprouvant et terriblement frustrant. Dès les premières minutes de jeu, le ton est donné. Le nouveau jeu de FromSoftware s’adresse à un public très spécifique, ceux là-même qui ne rechignent pas à recommencer parfois 30 fois le même passage… Paradoxalement, la plupart des échecs sont liés à une gestion laborieuse de la caméra, un timing trop approximatif ou l’ubiquité des ennemis. S’il reprend l’esprit des Dark Souls, Sekiro n’en reste pas moins un jeu très différent : à la fois plus accessible de par sa prise en main plus fluide et plus frustrant de par son gameplay artificiellement technique qui se base presqu’intégralement sur un contre au timing parfait. Dans sa prise en main, Sekiro se rapproche davantage d’un Tenchu que d’un Dark Souls. Une chose est certaine : en l’état, Sekiro est loin d’être parfait. On sent très clairement que le titre aurait mérité quelques mois de plus de développement, ne serait-ce que pour corriger l’I.A. désastreuses des ennemis et nettoyer les trop nombreux bugs que l’on croisera tout au long de l’aventure. Lire notre test complet.

Dead or Alive 6 (Xbox One, PC, PS4)

S’il restera sans doute dans les mémoires comme le moins bon volet de la franchise, Dead or Alive 6 n’en reste pas moins un jeu de baston fun et terriblement addictif, qui parvient à compenser son piètre level-design et ses quelques petits défauts – de son mode solo inintéressant à sa garde-robe trop légère – par quelques petites nouveautés intéressantes, du mode DOA Quest, qui permet de se familiariser avec les commandes du jeu en s’amusant au système d’expérience calqué sur Injustice. Les personnages du jeu ont également tous subi un joli lifting dans ce sixième opus, et le rendu final est plutôt impressionnant. On regrettera toutefois que les arènes n’aient pas bénéficié du même souci du détail et que la politique tarifaire de l’éditeur pousse le joueur à passer par la case DLC… Le titre s’inscrit globalement dans la continuité du cinquième volet. On sent une réelle volonté de la Team Ninja de se renouveler. L’ennui, c’est que toutes les nouveautés ne sont pas forcément des plus intéressantes, à l’image de la jauge “super”, qui a tendance à rendre plus accessible encore un gameplay qui l’était déjà beaucoup… Lire notre test complet.

Final Fantasy IX (Xbox One, Switch)

L’arrivée de Final Fantasy IX sur Xbox et Switch est une grande nouvelle pour les joueurs qui étaient passés à côte de ce monument du jeu vidéo. Longtemps restée exclusive aux consoles de Sony, cette fameuse saga de Square Enix débarque épisode après épisode sur les plates-formes rivales. Ce remaster rend honneur à sa version d’origine, tout en bénéficiant d’un bon coup de polish qui est très agréable à l’oeil. Dommage que tous les éléments graphiques n’aient pu bénéficier du même résultat. Les décors manquent cruellement de finition. Pire, on regrette d’autant plus la présence de ces 2 bandes grises à cause de la restriction du format 4:3. Quelques petites nouveautés font toutefois leur apparition, avec un système de sauvegarde rapide fort pratique, différents modes de triche et un accélérateur. Des petits plus qui permettront aux vieux de la vieille de redécouvrir sous un nouveau jour ce monument du jeu de rôle. Vendu une vingtaine d’euros, ce portage sur Xbox One et Switch est donc plutôt un bon investissement – et ce, même si FF IX aurait sans doute mérité beaucoup mieux… Lire notre test complet.