Test – Forza Horizon 6 : l’épisode de tous les superlatifs

Cinq ans après Forza Horizon 5, Playground Games nous livre enfin le sixième volet de sa franchise à succès. Et Forza Horizon 6 est plus que jamais l’épisode de tous les superlatifs. 

Si le studio britannique nous avait habitués à sortir un épisode tous les deux ans, il a pris son temps avec ce sixième opus, qui aura exigé cinq longues années pour voir le jour. Ca s’explique bien entendu par la scission des équipes de Playground Games, qui développe désormais en parallèle un autre titre, le reboot de Fable. Forza Horizon 6 se présente ainsi comme l’épisode le plus ambitieux de la série, à ce jour. Et autant dire qu’il était attendu au tournant. D’une part, parce que c’est le premier épisode à explorer le potentiel des consoles de dernière génération. Contrairement au précédent, il ne tourne pas sur Xbox One mais juste sur Series. Et visuellement cela se ressent. L’univers du jeu est plus vaste, les décors gagnent en profondeur avec une distance d’affichage jamais vue dans la série, et le jeu tourne parfaitement à 60 images par seconde. Forza Horizon 6 est de très loin le plus beau jeu de course sorti à ce jour. Des reflets visibles en temps réels sur la carrosserie du véhicule aux milliers de détails qui donnent vie aux décors (pétales qui s’envolent quand on dévale une pente à toute allure, arbres qui explosent en des dizaines de morceaux en cas d’impact,…), le jeu ne s’interdit aucun artifice visuel. Durant les presque 40 heures passées dans son vaste open-world, on n’a croisé pratiquement aucun bug et subi aucun crash. Le studio Playground a soigné sa production dans les moindres détails.

Comme le précédent volet, qui nous avait emmené au Mexique, Forza Horizon 6 joue la carte de l’exotisme avec un environnement atypique pour un jeu de course. Le titre nous propose de nous plonger dans le Japon, d’explorer ses petits villages pittoresques, ses montagnes enneigées, ses cités encombrées. Et le pari est réussi pour Playground, qui nous livre le meilleur terrain de jeu de la franchise. Certes, le Japon est un poil moins séduisant comme destination que le Mexique. Il offre un peu moins de diversité, c’est un fait, mais le terrain de jeu est encore plus vaste et surtout, le studio réussit son pari de nous livrer une ville gigantesque. Alors bien sûr, Tokyo n’est pas représentée à l’échelle réelle, mais on sent une réelle évolution sur le côté urbain par rapport aux précédents volets.

Si vous n’aviez plus touché à un Forza Horizon depuis quelques années, vous serez agréablement surpris par la diversité de cet épisode. Horizon est bien plus qu’un simple jeu de course en monde ouvert. Le titre propose des dizaines de disciplines et activités différentes et excelle dans tous les domaines, sauf les courses de dragster sans doute – le gameplay étant trop simplifié pour montrer la complexité de cette discipline. C’est à la fois un excellent jeu de course urbain, façon Need for Speed, un excellent jeu de rallye (catégorie qui ne cesse de grimper dans l’univers de Forza), un excellent jeu de offroad racing, un excellent jeu de course sur circuits et même un jeu de simulation de livraisons de plats préparés très réussi ! Par rapport aux précédents opus, le titre propose bien plus de contenu également avec près d’une centaine de courses officielles au compteur et des centaines d’activités additionnelles (radars, radars tronçons, sauts, drift…). Le contenu est juste gargantuesque et surtout, le joueur alternera entre toutes les disciplines, ce qui est un vrai plus car trop de jeux de course vous font commencer tout en bas de l’échelle pour ne vous placer au volant de supercars qu’après 30h de jeu…

Horizon 6 corrige aussi quelques défauts de ses prédécesseurs. Le côté “festival” passe ainsi un peu au second plan, avec une histoire plus discrète (et toujours inintéressante), un côté moins “djeunz” également, et moins de duels barrés contre motards, avions ou trains à grande vitesse. Certes, ces événements étaient funs mais ne présentaient aucun challenge. Inversément, dans son dernier quart, le titre perd un peu en charme avec un challenge final peu marquant et une dernière zone de jeu débloquée très décevante.

Côté gameplay, on reste sur de l’arcade pur jus avec une conduite nerveuse, rapide, précise. Le jeu est extrêmement fun dès le premier contact et assez permissif avec son système de rembobinage qui permet de revenir sur une erreur de conduite pour éviter un obstacle. En solo, ça marche du tonnerre, en multi, forcément, l’option n’est pas activable. Côté difficulté, il y a plusieurs niveaux, mais certains défis poseront plus de challenge que d’autres, principalement en fonction du véhicule choisi. Vous vous créerez très vite une jolie collection. Nous avions passé le cap des 100 véhicules en 15h de jeu. Il y a donc là aussi largement de quoi faire, d’autant plus que le jeu est généreux avec les crédits.

Plus riche, plus fun, plus beau, plus complet que ses prédécesseurs, Forza Horizon 6 est incontestablement un excellent jeu de course. il n’y a à vrai dire pas grand chose à lui reprocher si ce n’est peut-être sa dernière zone de jeu débloquée et éventuellement également les bonus octroyés par les maisons achetées, qui n’apportent pas grand chose comme avantages. Pour le reste, c’est pratiquement un sans faute, y compris au niveau de la bande son, qui intègre un paquet de hits, et qui laisse de côté les vannes pour ados des précédents volets. L’attente en valait donc la peine.

Conclusion

Plus beau, plus fun et plus riche encore que ses prédécesseurs, Forza Horizon 6 s’impose comme le meilleur jeu de course arcade du moment. Le contenu est gargantuesque avec près d’une centaine de courses, des dizaines d’heures de jeu, des centaines de véhicules à collectionner et un mode en ligne très généreux également. Après le Mexique, la série dépose ses valises au Japon, une terre aussi exotique que la précédente, qui propose également beaucoup de diversité au niveau de ses environnements. Le jeu gagne en maturité avec un festival qui passe un peu en second plan, en richesse, en diversité avec des catégories de véhicules toujours plus nombreuses, et en maitrise également. En définitive, il n’y a pas grand chose à lui reprocher si ce n’est peut-être la dernière ile du jeu déblocable, qui contraste avec le reste du jeu. On n’a désormais qu’une seule envie : découvrir le prochain opus !

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Forza Horizon 6

Gameplay 9.5/10
Contenu 10.0/10
Graphismes 9.5/10
Bande Son 10.0/10
Finition 10.0/10
9.8

On aime :

Un contenu gargantuesque

Le Japon, sa diversité

Visuellement superbe

Des dizaines de catégories de véhicules

Les défauts des précédents volets corrigés

On aime moins :

La dernière zone déblocable déçoit

Pour chipoter : quelques animaux auraient donné plus de vie aux décors