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Nokia, l’entreprise finlandaise “en feu”, dixit son PDG, tente de sauver les meubles en s’alliant avec Microsoft. Plus qu’un simple partenariat, les deux géants se lancent dans une collaboration approfondie. Au menu: Windows Phone 7 comme OS principal des smartphones de la marque, Bing comme moteur de recherche par défaut des mobiles et services Nokia, Nokia Maps dans les services de cartographie de Microsoft, etc.

Pour éteindre l’incendie, Stephen Elop, PDG de Nokia – et accessoirement ancien de chez Microsoft – sort l’artillerie lourde. “Pour combattre efficacement et finalement battre Android et l’iPhone” dans cette “guerre entre les différents écosystèmes”,”il faut des gros bras”, a-t-il ainsi explicitement déclaré.

Exit donc Symbian et Meego, qui, certes, continueront à exister, mais qui évolueront en second plan. Un changement radical pour enrayer une chute sévère. Depuis plus de deux ans Nokia tente désespérément de s’accrocher au marché des smartphones qui semble lui filer entre les doigts. Car, si la marque finlandaise écoule encore un joli paquet de téléphones “basiques” en Chine et en Inde, sa part de marché en Europe et aux Etats-Unis fond à vue d’oeil. Coup de massue: Android est devenu, au dernier trimestre 2010, leader mondial sur le marché des smartphones, chipant ainsi la première place à… Nokia.

Le choix de la raison ?

Mais que penser du choix de Windows Phone 7 ? Pour Microsoft, la solution Nokia semble des plus pertinentes. Même si les ventes sont en baisse, la firme finlandaise continue de vendre un nombre important de téléphones – trop important pour que Microsoft ne trouve pas d’intérêt à y intégrer WP7 – sur tous les marchés. Autre avantage pour la firme de Redmond, son OS n’aura pas à souffrir de la concurrence d’autres plateformes logicielles.

Et pour Nokia ? Certains analystes regrettent que Stephen Elop ne se soit pas tourné vers Android. Un pari sans doute plus audacieux que le nouveau PDG n’a pas voulu prendre, craignant, selon ses mots, de ne pas réussir à “se distinguer” de ses concurrents. Le risque est-il moins grand avec un OS encore méconnu qui peine à s’implanter ? Les marchés – avec une baisse de près de 10% de l’action Nokia en milieu de séance – et les analystes ont en partie répondu.

Reste à voir la réponse du public. Et sa patience. Car malgré l’hyper-optimisme de rigueur affiché lors de la conférence de presse, Nokia a quand même annoncé “deux années de transition” à venir. Comme le faisait remarquer un analyste, avec cette alliance, le leader historique du secteur “repart presque de zéro”. Face aux défis qui se dressent devant eux, Microsoft et Nokia se retrouvent désormais main dans la main. Pour le meilleur, ou pour le pire ?

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