Jeux-vidéo : notre top 5 d’août

Traditionnellement très calme, le mois d’août aura été décidément très chargé cette année avec la sortie de plusieurs très gros jeux et de bonnes surprises aussi du côté de la scène indé. 

Psychonauts 2 (PC, Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5)

Avec Psychonauts 2, Double Fine nous livre une suite brillante à l’un des meilleurs jeux de plates-formes de ces 20 dernières années. Délicieusement rafraîchissant avec son univers burtonesque, Psychonauts 2 brille surtout par la richesse de son gameplay. Dans la peau de Raz, un “psychonaute”, ou aventurier de l’esprit, le joueur devra explorer l’esprit de 13 protagonistes différents. Double Fine parvient à renouveler sans cesse le challenge avec de nouvelles expériences de jeu, de nouveaux pouvoirs et des environnements aussi variés que charmants. Toute la richesse du jeu repose sur son gameplay, qui mélange habilement séquences de plates-formes old-school, combats, affrontements de boss et puzzles. Le titre brille dans sa structure avec des niveaux extrêmement originaux, qui jouent souvent avec les codes du genre. Malgré les apparences, il ne s’agit toutefois pas d’un titre destiné à une audience très jeune. Le gameplay est plus exigeant qu’il n’y paraît et même un adulte pourrait avoir du mal à passer certaines séquences du premier coup. Malgré son budget serré, Psychonauts 2 parvient à impressionner. Le titre est visuellement très réussi et séduit par sa direction artistique brillante. La finition est également irréprochable, en particulier sur next-gen avec de la 4K en 120 FPS. Généreux en contenu, plein de charme, fun et d’une richesse inattendue, Psychonauts 2 est une véritable bouffée d’air frais pour les amateurs de jeux de plates-formes et est sans l’ombre d’un doute l’une des très bonnes surprises de cet été 2021. Il faudra néanmoins composer avec des doublages uniquement en anglais et un début d’aventure un poil décevant. Lire notre test complet.

Humankind (PC)

L’hégémonie de Civilization semble bel et bien mise à mal par Humankind. Le titre développé par les Français d’Amplitude est une franche réussite, et ce, à bien des niveaux. Le concept reste le même : bâtir une civilisation et la faire prospérer. Humankind récupère tout ce qui fonctionne dans le titre de 2K et y ajoute son petit plus qui en fait un titre à part et tellement plaisant. Le système de politique intérieure est une belle réussite, tout comme la gestion des combats et de la construction des villes. Le fait que le titre permette de changer de culture entre deux ères permet de constamment renouveler le gameplay. On regrette toutefois que la diplomatie conduise à des réactions de l’IA souvent étranges. D’un point de vue technique, Humankind s’en sort avec les honneurs. Quelques bugs mineurs sont à prévoir, même s’ils seront très vite gommés avec les patchs. Les environnements sont quant à eux très jolis et colorés, et sont magnifiés par une bande originale de haute volée. Nul doute qu’en continuant sur cette voie, les équipes d’Amplitude peuvent très vite faire de l’ombre au rival qu’est Civilization. Lire notre test complet.

No More Heroes 3 (Switch)

12 ans après le second volet de sa série, Suda51 livre enfin le troisième et dernier chapitre de sa trilogie. S’il change sensiblement la recette – on n’affronte plus des assassins mais des extraterrestres bien décidés à détruire l’espèce humaine -, No More Heroes 3 reste fidèle à ses origines. Peut-être même un peu trop puisqu’il reprend presqu’à l’identique la structure de ses ancêtres, avec un monde ouvert qui manque cruellement de vie et des missions secondaires d’intérêt… Les combats de boss restent les moments les plus grisants de ce beat them all complètement déjanté, qui brille surtout à travers son personnage principal, Travis Touchdown. L’antihéros n’a rien perdu de son charme. No More Heroes 3 brille également par sa diversité, avec ses mini-jeux délirants, ses nombreux combats et ses séquences d’entre-jeu très originales… Les fans en auront largement pour leur argent. Cela ne les empêchera pas toutefois de regretter que les développeurs n’aient pas été plus ambitieux au niveau de leur open-world et de la réalisation globale, très en deçà des standards actuels. Le support sur lequel le jeu sort n’y est pas pour rien, mais niveau finition, on a tout de même déjà vu beaucoup mieux. Lire notre test complet. 

Quake (PC, Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5, Switch)

Moins connu que Doom et Wolfenstein, Quake n’en reste pas moins l’un des grands classiques du FPS. Le titre d’idSoftware a droit ici à un remaster très généreux, qui nous est signé par le studio suédois MachineGames, connu pour son reboot de l’excellent Wolfenstein. Le remaster de Quake brille pour deux aspects : côté réalisation, MachineGames a joliment remis au goût du jour l’esthétique du jeu, avec des modèles 3D et effets visuels retravaillés, le support de la 4K et du 60 FPS. Côté contenu, on retrouve le jeu original, ses trois extensions, une extension totalement inédite, du multi en local et en ligne, cross play, et même le support de mods! Généreux en contenus, l’éditeur nous livre une copie impeccable, dans le fond comme dans la forme. A 9,99€, ce remaster de Quake est donc un très joli cadeau pour les fans de ce FPS culte des années 90. Lire notre test complet. 

Aliens Fireteam Elite (PC, Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5)

S’il n’est pas le jeu de l’année, Aliens Fireteam Elite n’en reste pas moins une bonne surprise tant pour les fans de la franchise que les amateurs de TPS, qui découvriront là un excellent shooter coopératif, qui se joue de préférence entre amis. Malgré son côté très générique, le titre parvient à procurer de solides sensations avec ses séquences de jeu intenses. Très linéaire, le jeu s’appuie sur une succession de raids et de défenses de zones dans sa structure. Le bestiaire est assez varié avec plusieurs types d’aliens aux capacités spécifiques, mais aussi des synthétiques, qui forceront le joueur à prendre une couverture. Nerveux, le jeu se révèle également étonnamment riche, côté gameplay, avec son système d’amélioration d’équipement poussé, son système d’expérience et ses nombreux gadgets qui permettent de sécuriser une zone avec des tourelles, des mines ou des grilles électrifiées. Résolument fun, le jeu de Cold Iron est une excellente surprise. Attention toutefois, on en fait très vite le tour. L’aventure se boucle en moins de six heures top chrono. Lire notre test complet.

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