L’ancien président des États-Unis pourra à nouveau disposer de son compte Facebook à partir du 7 janvier 2023.

Facebook vient de trancher la question de la durée du bannissement de Donald Trump de sa plateforme. La condamnation du magnat immobilier sera finalement bien temporaire et durera en tout deux ans. À compter du 7 janvier 2023, l’ancien président des États-Unis pourra à nouveau profiter de son compte Facebook.

Donald Trump avait été banni du réseau social en début d’année, à la suite de la prise du Capitole de Washington par ses partisans. Les propos qu’il avait tenus à l’époque et son manque de condamnation des événements qui avaient pourtant causé la mort de 5 personnes ont été particulièrement critiqués. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a été banni de plusieurs plateformes sociales. Si ce bannissement est finalement temporaire sur Facebook, ce n’est pas le cas pour Twitter puisque Donald Trump a été banni à vie.

En mai dernier, le Conseil de surveillance de Facebook avait étudié la décision du réseau social concernant le bannissement pour une durée indéterminée de Donald Trump. Une décision qui était justifiée pour le Conseil, mais ce dernier invitait les responsables de Facebook à « déterminer et justifier une réponse proportionnée conforme aux règles qui sont appliquées aux autres utilisateurs de sa plateforme ». C’est désormais chose faite.

Nick Clegg, le vice-président aux affaires locales de Facebook, a statué sur la question de la durée de la condamnation de Donald Trump, indiquant que « compte tenu de la gravité des circonstances ayant conduit à la suspension de M. Trump, nous pensons que ses actions ont constitué une grave violation de nos règles qui méritent la peine la plus élevée en vertu des nouveaux protocoles d’application ». La décision de Facebook vaudra donc pour deux ans, à compter du jour où sa condamnation a pris effet, soit le 8 janvier 2021.

Si Donald Trump peut bel et bien revenir sur Facebook, le réseau social entend réexaminer la situation en temps voulu. « Si nous déterminons qu’il existe un risque sérieux à la sécurité publique, nous étendrons la suspension pendant une durée déterminée, et nous continuerons à réévaluer les risques. »

Le magnat de l’immobilier pourrait donc être en mesure de faire campagne pour les élections américaines de 2024 sur le réseau social.

En parallèle, Facebook a récemment indiqué qu’il appliquerait des règles de modération au personnel politique qui, jusqu’à présent, bénéficiait d’une certaine forme de souplesse vis-à-vis de leurs propos tenus sur la plateforme. Aspect pour lequel Facebook a souvent été critiqué, mais le réseau social se défendait souvent en indiquant que, pour lui, le discours politique était d’un intérêt public et qu’une entreprise privée telle que Facebook ne pouvait intervenir. Reste à voir si l’entreprise américaine mettra bel et bien en pratique sa nouvelle politique.