Les 5 meilleurs jeux du mois d’août

Chaque mois, la rédaction de Geeko vous propose de redécouvrir les incontournables du mois passé dans une sélection très généreuse. 

Microsoft Flight Simulator (PC)

Avec cette cuvée 2020 de son intemporel Flight Simulator, confié au studio français Asobo, Microsoft nous livre la simulation ultime de vol. Il n’y a quasiment rien à redire sur ce cru 2020. La flotte d’appareils est suffisamment variée pour offrir de nombreuses heures de jeu, le pilotage impose une rigueur à tout instant et l’espace de jeu est tout simplement immense. Avec la possibilité de survoler en temps réel la totalité de la surface du globe, le titre s’offre là une fonctionnalité exceptionnelle. Si elle mettra à rude épreuve votre bande passante, la carte en temps réel permet de survoler les plus beaux endroits de la Planète bleue. Des célèbres rues de New York aux localités belges les plus reculées, tout est reproduit avec une impressionnante fidélité. Les sensations de vol sont pour leur part excellentes. Si on regrette que le pilotage au manche à volant soit presque indispensable, on notera une belle adaptation des contrôles à la manette. Le pilotage des avions se fait de manière plutôt intuitive, notamment grâce à un tutoriel en huit étapes bien ficelé. Du côté de la flotte, le joueur en aura également pour son argent. Vingt appareils, aux cockpits parfaitement modélisés, sont au programme. Piloter un Boeing ou un avion de brousse n’est pas la même affaire, et s’adapter demandera de nombreuses heures d’essai. Vous l’aurez compris, MFS 2020 est le meilleur épisode de la franchise. Les défauts qui sont les siens se comptent sur les doigts d’une main, et les nouveautés introduites par ce volet apportent toutes un vrai plus. Cerise sur le gâteau, le jeu est intégré à l’offre GamePass! Lire notre test complet.

Project Cars 3 (PC, PS4, Xbox One)

Beaucoup plus accessible que ses ancêtres, Project Cars 3 pourrait bien séduire un nouveau public avec sa conduite un peu plus arcade, son mode Carrière retravaillé et son contenu très généreux. Niveau conduite, le jeu de Sligthly Mad Studios se rapproche un peu plus d’un Forza ou d’un Gran Turismo. Le studio de développement a rangé au placard les arrêts au stand et réduit l’impact des collisions. En résulte un jeu plus fun à prendre en main, mais forcément moins réaliste. Un choix qui devrait déplaire aux puristes. Que ceux-ci se rassurent toutefois, la conduite reste exigeante. Avec ses 210 bolides, sa centaine de circuits, ses dizaines de compétitions et de défis, Project Cars 3 n’en reste pas moins un jeu de course très solide, qui épouse aujourd’hui brillamment le meilleur des deux mondes. Compte tenu des faiblesses de la PS4 et de la Xbox One, il vaudra toutefois mieux y jouer sur PC, PS4 Pro ou Xbox One X. Lire notre test complet.

Pathfinder Kingmaker (PC, PS4, Xbox One)

Portage du jeu sorti sur PC en 2018, lui-même étant l’adaptation du jeu de plateau éponyme, Pathfinder : Kingmaker Definitive Edition propose une riche aventure aux fans de jeux de rôle, de gestion et d’univers médiéval fantastique. Les développeurs d’Owlcat Games ont en effet mis les petits plats dans les grands avec ce titre, offrant une expérience presque complète et très poussée. Le joueur devra d’ailleurs s’impliquer pour explorer et mettre à profit les richesses du jeu lors des combats au tour par tour ou en temps réel en personnalisant au maximum ses héros, mais aussi leur organisation. Le scénario conséquent et riche en rebondissements prend vie à travers des dialogues très soignés, doublés par des acteurs d’une justesse rare, mais aussi des séquences à la manière des Livres Dont Vous Êtes Le Héros qui implique davantage le joueur dans l’aventure et son déroulement. Si le matériau de base était très bon, ce n’est pas forcément le cas de son portage que l’on peut qualifier de minimaliste. Les interfaces et la jouabilité du jeu n’ont pas été totalement adaptées à une expérience à la manette. Combattre est compliqué à la manette, naviguer dans les différents menus aussi. On sent que le jeu avait été initialement pensé pour une expérience PC. Des bugs et autres soucis présents dans la version originale sont également de la partie ici, ce qui est évidemment regrettable. La richesse du gameplay, le scénario poussé (+/- 50 heures pour la campagne principale) et la rejouabilité font qu’on pardonnera ces quelques points faibles au titre d’Owlcat Games, mais on aurait plutôt tendance à recommander la version PC. En revanche, la lenteur des animations et de la progression au sens propre pourra en frustrer plus d’un. Bonne nouvelle toutefois, le jeu est proposé à un prix plus que correct (40€) pour une édition comprenant tous les DLC, multipliant par deux la durée de vie du jeu. Lire notre test complet. 

Faëria (PC, PS4, Xbox One, Switch)

Quatre ans après avoir conquis le PC, Faeria tente de séduire les consoleux avec une proposition très différente. Exit le jeu free-to-play. Le nouveau Faeria est un jeu payant, facturé 19,99€, mais livré “full-options”, avec un tutoriel très clair, une longue aventure solo, des défis et challenges et une partie multijoueur très efficace. Quelque part à mi-chemin entre un jeu de plateau et un jeu de cartes, Faeria parvient à imposer son propre style de gameplay. Malgré les apparences, le gameplay du jeu se révèle très riche. Faeria n’en reste pas moins un titre très accessible. Il se démarque de ses concurrents par son sa prise en main qui le rapproche davantage d’un jeu de stratégie et son rythme de jeu très chill. La direction artistique lui confère un style unique. Les graphismes du jeu n’en restent pas moins minimalistes. Pour un premier essai, Faeria est en tout cas une très jolie réussite pour le studio Abrakam, qui prépare déjà son second projet… Lire notre test complet.

A Total War Saga : Troy (PC)

Pour sa seconde Saga, épisode dérivé de sa célèbre série de jeux de stratégie en temps réel, Creative Assembly s’attaque à un mythe maintes fois conté : la Guerre de Troie. La retranscription de l’épopée d’Homère est, comme toujours, le point fort de la franchise. Le joueur a réellement l’impression de participer à ce conflit “majeur” de l’Antiquité, grâce à une narration aux petits oignons. Sans pour autant révolutionner les bases du jeu, Troy parvient à ajouter quelques nouveautés qui rafraîchissent l’expérience. La gestion des dieux peut à elle seule faire rayonner ou au contraire sombrer votre faction. Les nouvelles ressources imposent un rationnement primordial pour la construction et la formation d’unités. Du côté des batailles, rien ne bouge. On peut difficilement imaginer ce que la franchise peut apporter de nouveau, tant elles sont toujours aussi excellentes. On regrettera cependant que les développeurs aient encore une fois privilégié l’expérience à la beauté. Troy est beau, mais ne se hisse clairement pas à la hauteur des plus beaux jeux de stratégie. Avec des nouveautés et un contexte qui ne peuvent que séduire, A Total War Saga : Troy pourrait bien être l’épisode de la réconciliation avec les fans. Lire notre test complet.