Il y a près de 120 ans est apparu le premier avion capable de quitter le sol et de tenir sur de longue distance dans les airs. Une révolution qui a pris du temps pour conquérir le monde, la chose était tellement incompréhensible pour certains. Aujourd’hui, prendre l’avion est devenu quelque chose de presque banal. Pourtant, les avions et l’aviation comportent encore aujourd’hui de nombreux mystères.

Une localisation précise pas toujours possible

À l’heure de la surconnectivité, de l’intelligence artificielle et des premiers robots, il parait invraisemblable qu’on ne puisse localiser précisément un « oiseau de métal » dans les cieux. Et pourtant, c’est bel et bien le cas.

Si la tâche est plus aisée lorsque les avions survolent les terres que les eaux, là non plus, la localisation des avions n’est pas toujours possible ni précise. Cela dépend du nombre de radars disponibles sur terre. Il arrive qu’il y ait des zones sombres entre deux radars durant lesquelles les avions ne sont tout simplement pas détectés. Si tout se passe bien, ils sont de nouveau détectés par les radars, mais cela peut prendre du temps.

Les pilotes peuvent tout de même envoyer des informations concernant leur position, mais en cas de problème de communication, cela devient impossible de localiser les avions non détectés par les radars, ce fut le cas avec le vol MH370 Malaysia Airlines.

Les oiseaux, un vrai fléau

La plupart des personnes qui prennent l’avion craignent de rencontrer des turbulences. Bien que déstabilisantes, celles-ci ne représentent pas un réel danger. Mais il existe tout de même un fléau souvent insoupçonné dans les airs qui peuvent constituer un véritable danger pour les avions : les oiseaux.

Évidemment, les composants des avions sont conçus pour résister à des impacts conséquents et donc aux oiseaux. La plupart du temps, quand un avion entre en collision avec un volatile, les passagers et pilotes ne s’en rendent pas compte. Cela peut être différent s’il y a une nuée d’oiseaux, mais cela n’est pas très dangereux en soi.

Crédit : AFP

Le vrai danger repose dans le fait que les oiseaux soient aspirés par les moteurs. Les plus petits volatiles seront malheureusement désintégrés. En revanche, les plus gros peuvent provoquer de gros dégâts à l’avion, comme la destruction de l’un des moteurs.

Un choc impressionnant pour les passagers, une vague de panique peut se rependre, mais en réalité, les avions peuvent continuer à voler plusieurs heures avec un seul moteur. Les capacités des moteurs des avions long-courriers sont calculées pour traverser les grandes étendues d’eau avec un seul moteur afin de se poser sur la terre.

Si par malchance les deux moteurs étaient endommagés par une nuée d’oiseaux ou autres, l’avion ne tomberait pas à pic, mais planerait. De quoi permettre aux pilotes d’essayer de se poser au mieux.

Parachute pour avion

Certains petits avions sont dotés de parachute de sécurité. En cas de problème avec le moteur ou autre, le pilote peut actionner une manette qui va déclencher le déploiement du parachute qui se trouve sous le fuselage, le corps de l’appareil. La chute de l’avion sera alors ralentie et l’atterrissage sera moins brutal avec le sol.

Une solution très intéressante pour les petits avions qui a déjà fait ses preuves et sauvé plusieurs vies. Mais l’astuce ne pourrait malheureusement pas être appliquée sur les avions plus gros.

Pour freiner la chute d’un petit avion transportant entre 2 et 5 passagers, il faut déjà une voile de 220m². Dans le cas d’un Airbus A320, d’une capacité de 186 passagers et d’un point de 77 tonnes, il faudrait au mettre au point un parachute de 10 hectares de voile pour le soutenir, soit près de 14 terrains de foot. Cela représente forcément un poids qu’il faudra ajouter à celui de l’appareil déjà bien lourd. Mais selon certains chercheurs, il existe tout de même possible d’avoir recours aux parachutes pour les gros avions.

L’ingénieur ukrainien Vladimir Tatarenko a breveté un modèle d’avion qui, en cas de problème de moteurs ou autres, pourrait se débarrasser des parties lourdes de l’avion pour que la cabine des passagers soit tout de même soutenue par des parachutes. Ainsi, les ailes, poste de pilotage et réacteurs seraient détachés dans les airs – représentant un danger au sol -, comme le montre la vidéo ci-dessous.

Sac anti-explosion

En dehors des problèmes externes et techniques, les avions peuvent également être sujets à des soucis internes. Malgré les contrôles, des engins explosifs peuvent se retrouver dans la cabine. Lorsqu’un tel objet est découvert dans un avion, il est souvent déplacé vers l’arrière de l’appareil et recouvert d’objets afin de limiter les dégâts en cas d’explosion. L’avion redescend également en altitude afin d’équilibrer sa pression interne avec l’extérieur.

Certains chercheurs tentent de trouver des solutions plus efficaces qui permettraient réellement de protéger les passagers à bord et la sécurité de l’avion. L’une des solutions est le Fly-Bag Project, financé par la Commission européenne. Ce projet prend la forme d’un grand sac de textile composé de quatre matières différentes qui lui permette d’absorber les ondes de choc et les éclats sans se rompre. En cas de présence d’engin explosif, il « suffirait » de le placer dedans et, évidemment, de s’en éloigner.

Des boîtes noires qui ne sont pas noires

À la suite d’un crash ou d’un problème durant un vol, les boîtes noires sont très souvent abordées. Véritable témoin de ce qu’il s’est passé dans l’avion, ces boîtes noires sont un dispositif qui enregistre des informations. Elles sont doubles ; l’une est phonique et enregistre les conversations du cockpit et l’autre enregistre les données de vol. Mais ces fameuses boîtes noires ne sont pas réellement noires.

En réalité, ces enregistreurs de vol sont de couleurs orange – ou rouge – avec des bandes blanches réfléchissantes dessus. Une caractéristique qui permet de faciliter leur localisation en cas de crash d’avion.

Crédit : AFP

Elles tiennent leur nom du fait qu’à l’origine les premiers enregistreurs de vol se basaient sur des photographies des instruments de vol. Étant donné la sensibilité à la lumière des pellicules des photographies, celles-ci étaient enfermées dans des chambres noires hermétiques. Les enregistreurs de vol ont peu à peu évolué, mais le nom est resté.