De nos jours, les progrès techniques et révolutions technologies sont au cœur de la société. Des améliorations de tailles qui impressionnent, mais qui soulignent également les défauts dans certains secteurs. Ainsi, pourquoi encore aujourd’hui ne peut-on pas précisément localiser un avion lorsqu’il vole dans les airs ?

Pour le commun des mortels, cette question se pose surtout lorsqu’un crash ou une disparition d’avion survient. Pourquoi les recherches prennent autant de temps pour retrouver la carcasse de l’avion ? Pourquoi n’arrive-t-on pas à localiser l’épave ? Encore aujourd’hui, la disparition du vol 370 Malaysia Airlines en 2014 reste l’un des plus grands mystères de l’aviation.

Comment les avions communiquent-ils leur position ?

Crédit : AFP

Il existe pourtant plusieurs systèmes pour suivre la progression d’un avion. Parmi ceux-ci, on retrouve la technologie ADS-B (Automatic dependent surveillance-broadcast) qui permet l’envoi automatique et périodique d’informations concernant sa position GPS, sa vitesse, son altitude et son cap vers des stations de réception situées au sol.

Autre technologie, plus ancienne, mais toujours utilisée aujourd’hui, la multilateration (MLAT). Celle-ci consiste à envoyer des signaux d’interrogation dans le ciel depuis des stations de radars secondaires. Des appareils placés dans l’avion reçoivent ces signaux et renvoient une réponse. Malheureusement, les informations envoyées ne contiennent pas la position de l’appareil. On utilise la triangulation pour déterminer la localisation de l’avion et sa vitesse grâce au fait que plusieurs stations reçoivent les signaux envoyés par l’avion. Ainsi, on peut savoir plus ou moins où se trouve l’appareil suivant quelles stations réceptionnent les signaux. Une technologie qui s’avère peu précise en cas de faible couverture et très coûteuse.

Enfin, les avions peuvent également communiquer automatiquement leur état de vol grâce au système radio ACARS (Aircraft Communication Addressing and Reporting System). Il permet d’envoyer des messages radio codés entre un avion et une station au sol. Il s’agit surtout d’informations concernant l’état de l’avion plutôt que sa position, mais cela peut s’avérer utile pour prévoir un problème à l’atterrissage ou comprendre un problème survenu durant le vol.

Des technologies limitées

Dans certains endroits où il n’y a pas de balise ni de radar, un avion peut se retrouver dans une zone « sombre » et ne plus apparaitre sur les tableaux de contrôle des centres de surveillance du trafic aérien. Ils peuvent tout de même rester en contact avec ceux-ci via d’autres moyens de communications, mais pas toujours.

Dans certains cas, il n’est pas possible de localiser précisément les avions lorsqu’ils survolent des déserts, des immenses forêts ou encore les pôles. Pour ce qui est des océans, les tours de contrôles et centre de surveillance du trafic aérien perdent souvent la position précise des avions lorsqu’ils se retrouvent au milieu des océans.

On peut toujours estimer son emplacement grâce au plan de vol, mais il arrive que les appareils dérivent pour l’une ou l’autre raison, bonne ou mauvaise. En cas de collision ou de faille de l’appareil, celui peut dériver sur plusieurs centaines de kilomètres ce qui rend les recherchent compliquées.

Le cas du vol MH370 Malaysia Airlines est très particulier parce qu’après avoir perdu tout contact vocal avec les pilotes, les systèmes de communication automatique sont également restés muets. Plus encore, l’appareil semble avoir dérivé de son plan de vol, sans aucune raison. Aujourd’hui, il est considéré comme le plus grand mystère de l’aviation civile.

Localisation par satellites

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L’une des solutions pour assurer un meilleur suivi des vols est d’avoir recours aux satellites pour localiser en permanence les avions. Une solution qui se développe peu à peu, mais qui reste encore peu utilisée encore aujourd’hui.

Ce n’est qu’en 2017 qu’une compagnie aérienne intègre un service de tracking par satellites. Il s’agit de la compagnie aérienne Malaysia Airlines. Mais cette solution n’est pas forcément imparable puisqu’elle nécessite obligatoirement que les appareils émettent un signal pour que les satellites le situent.

Dans le cas du célèbre vol MH370, la couverture satellite n’aurait servi à rien puisque l’appareil n’émettait plus de signal bien avant sa dernière localisation par les radars militaires malaisiens.