A peine sorti d’une semaine mouvementée, Facebook a décidé de passer la vitesse supérieure dans un domaine un peu moins médiatisé que la gestion (polémique) des données privées mais néanmoins très lucratif: les monnaies virtuelles. Via un message posté sur son blog consacré aux développeurs, le réseau social a prévenu qu’à partir du 1er juillet, tous les jeux hébergés sur sa plateforme devrait permettre le paiement par Facebook Credits, la monnaie virtuelle made in Mark Zuckerberg.

Il ne s’agit que d’un premier pas car, si les développeurs devront donc obligatoirement prévoir la possibilité pour l’utilisateur de pouvoir payer avec les Facebook Credits, ils pourront néanmoins toujours – mais pour combien de temps? – renvoyer à d’autres plateformes en ligne de paiement. Facebook se justifie en expliquant que ses crédits “sont déjà utilisés dans plus de 350 applications, représentant plus de 70% du volume de transactions de biens virtuels sur le site”. Le réseau social précise également que “les développeurs conserveront 70% des revenus provenant de transactions utilisant Facebook Credits”. Comprenez: Facebook récupèrera 30% de chaque transaction – tiens, ça ne vous rappelle rien ? 😉

Facebook fait ainsi un grand pas en avant dans le domaine des monnaies virtuelles, un marché qui pourrait peser plus d’un milliards d’euros en 2011. Qui dit jeux sociaux pense tout d’abord à Zynga, bien sûr. Avec FarmVille et CafeWorld (pour ne citer qu’eux), la startup californienne truste les jeux sociaux sur Facebook. Après une période conflit, Facebook a finalement conclu un partenariat stratégique sur cinq ans avec Zynga qui utilise désormais les fameux crédits du réseau social.

Outre Zynga, Playfish – qui utilise également les Facebook Credits – attire chaque mois 60 millions d’utilisateurs de Facebook sur ses jeux, comme Pet Society ou Restaurant City. A sa tête, le Belge Sébastien de Halleux nous confirmait d’ailleurs il y a quelques semaines que le marché du jeu en ligne devenait de plus en plus important. Chiffres à l’appui: “Depuis le lancement du jeu Pet Society il y a deux ans, nous avons vendu 1,7 milliard de pommes virtuelles !“, avait-il précisé. Un marché juteux, on vous disait…

En juillet dernier, Read Write Web écrivait qu’en développant sa propre monnaie virtuelle, Facebook était “au pied d’une montagne de cash virtuel”. Avec cette décision, Mark Zuckerberg continue de grimper…

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