Habituellement assez calme, le mois de mai aura été l’occasion de découvrir quelques jolies surprises.

Resident Evil VIII Village (PC, Xbox One, Xbox Series, PS4, PS5)

Si Resident Evil VIII: Village n’a plus grand chose à voir avec ses ancêtres, il n’en reste pas moins un excellent survival-horror. Le titre s’inscrit dans l’arc narratif du septième volet. Il en est d’ailleurs la suite directe. Le contexte est toutefois radicalement différent puisque Resident Evil VIII troque l’ambiance macabre du septième épisode pour un univers beaucoup plus fantaisiste. Direction cette fois un village maudit d’Europe de l’Est pour une nouvelle aventure mouvementée beaucoup plus musclée. Se jouant entièrement à la première personne, Resident Evil 8 lorgne davantage du côté du FPS plutôt que du survival-horror. Il ne se passe pas cinq minutes sans que l’on ne tire une balle. Si l’on a du mal à lier l’intrigue à la franchise, ce rodéo en Europe de l’Est n’en reste pas moins très divertissant avec ses séquences de jeu variées, ses mécanismes bien huilés et ses combats de boss d’une rare intensité. Resident Evil VIII n’est probablement pas la suite que les fans attendaient, mais quel incroyable divertissement! La direction artistique incroyable du jeu, ses très jolis graphismes et son ambiance sonore soignée ne font qu’ajouter au charme. Difficile toutefois de ne pas être déçu par un scénario qui manque cruellement de profondeur et par le gameplay du jeu, encore un peu trop brut dans sa forme actuelle. Lire notre test.

Capcom Arcade Stadium (PC, Xbox One, PS4, Switch)

Avec Capcom Arcade Stadium, Capcom nous livre l’une des meilleures compilations de classiques. On retrouve au total pas moins de 32 jeux – mais les joueurs pourront choisir d’acheter les titres à l’unité ou en “pack de 10”. Parmi ceux-ci, tous les grands classiques du catalogue de l’éditeur, dont Street Fighter 2,  Ghosts ‘n Goblins et 1942, mais également quelques titres moins connus qui méritent pourtant le détour, comme l’excellent Gigawing. La sélection n’est pas exhaustive, mais l’éditeur pourrait ajouter de nouveaux titres ultérieurement. A 39,99€, ça reste un peu cher, mais pour les passionnés de rétrogaming, Capcom Arcade Stadium est un cadeau tombé du ciel. La présentation est impeccable, les options de customisation sont nombreuses et Capcom a même ajouté quelques options d’accessibilité fort pratiques pour redécouvrir ces vieux classiques à la difficulté très frustrante. Options de rembobinage, de ralenti et vies illimitées sont au programme des festivités. La finition est impeccable. Pas de doute, il s’agit là d’un must tant pour les collectionneurs que pour les joueurs plus jeunes, qui pourraient bien se découvrir une passion pour le rétrogaming après avoir tâté de cette excellente compilation. Lire notre test.

Mass Effect Legendary Edition (PC, Xbox One, PS4)

BioWare remet au goût du jour l’une de ses sagas les plus emblématiques avec Mass Effect : Legendary Edition. Cette compilation rassemble non seulement les trois épisodes de la trilogie mais également tous leurs DLC – à l’exception d’une extension – , désormais parfaitement intégrés au récit original. Ce qui représente tout de même plus d’une centaine d’heures de jeu. Attention toutefois car si le jeu est vendu au prix plein, Mass Effect : Legendary Edition n’est pas un remake de la saga mais un simple remaster. Les développeurs ont certes amélioré les effets visuels des trois jeux, corrigé certains bugs et apporté quelques petites modifications au gameplay, mais il ne faut toutefois pas s’attendre à une refonte intégrale. Mass Effect 1 est beaucoup plus joli qu’en son temps, mais souffre toujours des mêmes défauts avec son gameplay pataud et ses nombreux bugs. Mass Effect 2 et 3 n’ont en revanche pas trop mal vieilli. Marchant sur les traces d’un Star Wars avec son univers SF d’une grande richesse, Mass Effect brille par la profondeur de son scénario mais aussi son gameplay, à mi-chemin entre TPS et RPG. Une valeur sûre pour les amoureux du genre, qui mérite le détour si vous étiez passé à côté des titres originaux. Reste qu’au vu du prix auquel ce remaster est proposé, on aurait clairement été en droit d’en attendre plus… Lire notre test.

Getsufumaden (PC)

Disponible en early access pour une durée d’un an, GetsuFumaDen : Undying Moon a toutes les armes en main pour devenir une référence en matière de roguelite. Suite inattendue d’un jeu sorti à l’époque sur Super Nintendo, GetsuFumaDen lorgne aujourd’hui du côté des rogue-lite. On progresse dans ce Castlevania-like dans des salles générées procéduralement d’une rare beauté, en massacrant tous les ennemis qui se présentent devant nous. GetsuFumaDen brille par la nervosité de son gameplay et sa direction artistique, superbe. Les combats de boss ne déçoivent pas et avec ses mécanismes de jeu bien pensés et sa difficulté bien dosée, GetsuFumaDen s’impose incontestablement comme une très belle alternative à Dead Cells. Dommage toutefois que les développeurs n’aient guère pris plus de temps pour soigner l’intrigue du jeu, ou certains pans du gameplay, comme les sauts qui manquent encore de précision. Ceci étant dit, les choses pourraient évoluer, le titre n’étant toujours qu’en early access. Une chose est sûre : le résultat est déjà très convaincant. Lire notre test.

Subnautica : Below Zero (PC, Xbox One, PS4)

Avec cette suite à Subnautica: Below Zero, le studio Unknown World nous livre une suite avare en nouveautés à l’excellent Subnautica. Le titre conserve tout ce qui faisait le charme du premier épisode, à savoir survivre dans un milieu hostile en y établissant votre base et en découvrant la faune locale. En dehors des nouveaux environnements gelés, presque rien n’a changé. Il faut dire qu’à la base, Below Zero était censé n’être qu’une extension du jeu originel… Clairement, on lui reprochera de ne pas grand-chose de neuf sur la table. Below Zero manque même le coche des environnements terrestres, terriblement pénibles à explorer. Toutefois, l’expérience n’en reste pas moins prenante. Les notions de survie sont extrêmement bien fichues et les options de construction de l’abri nombreuses et ingénieuses. Enfin, si cette planète 4546B a beau être une vraie déception à la surface, ces environnements marins restent tout simplement incroyables, aidés par une faune et une flore magnifiquement imaginées. Subnautica: Below Zero donne finalement plus l’impression d’être du contenu additionnel pour le premier titre qu’un jeu à part entière. Pour les fans toutefois, difficile d’imaginer passer à côté. Lire notre test.