Le but était de tester de nouveaux dispositifs de sécurité et de contrôler la pressurisation de la cabine.

Pour rappel le Roc est un avion ne possédant pas un, mais deux fuselages. Le tout avec une envergure de pas moins de 117 mètres de large. Cet avion porteur a été créé en tant que lanceur aéroporté, c’est-à-dire qu’il sert à propulser des fusées depuis la stratosphère. C’est également l’avion le plus large jamais conçu, atout qui lui confère la possibilité de porter de lourdes charges.

Le projet a été initié par le milliardaire Paul Allen, cofondateur de Microsoft. Mais après le décès de ce dernier en 2019, Stratolaunch a bien failli ne plus exister. De plus, l’offre de lanceurs aérospatiaux est aujourd’hui saturée avec un SpaceX low cost et largement adopté. La compagnie a été reprise par un autre milliardaire, proche de Trump : Steve Feinberg. Mais ce dernier lui a trouvé une utilité nouvelle.

Steve Feinberg ne destine plus son appareil Roc au lancement de satellites, mais plutôt à l’usage militaire. Plus précisément au lancement d’engins hypersoniques ultras rapides, pouvant parcourir des milliers de kilomètres en quelques minutes. La concurrence y est moins rude et l’armée s’y intéresse.

Le projet actuel sur lequel s’est lancé Stratolaunch est le Talon-A, en collaboration avec l’armée américaine. Ce drone offensif et défensif est capable de voler à la vitesse de 7 400 km/h. Trois de ces drones pourront être transportés par le Roc et pourront voler simultanément en escadron. Ils sont fabriqués pour pouvoir atterrir sur une piste d’atterrissage en revenant de leur vol hypersonique. La firme ne s’arrête pas là et compte également lancer le Talon-Z, plus grand. Ainsi que le Black Ice, vaisseau spatial réutilisable.

Le vol d’essai du Roc s’est cependant déroulé sans aucun chargement. L’avion a décollé pour la deuxième fois depuis sa base du désert du Mojave en Californie, pendant exactement 3 heures et 14 minutes et à 4000m d’altitude. Tout s’est apparemment bien déroulé. Voici une rediffusion du live :

De prochains essais sont prévus pour faire voler le Roc plus rapidement et plus haut dans les conditions requises pour lancer le Talon-A.