Parmi les meilleurs beat them all sur la dernière génération de machines, Devil May Cry 5 était sans doute l’un des jeux qui avait le plus à y gagner dans un portage sur next-gen. Capcom ne s’est pas fait prier pour ça et nous livre un portage en bonne et due forme, avec la promesse du 120 FPS. 

Si la plupart des éditeurs ont choisi d’offrir des mises à jour gratuites de leurs jeux sur next-gen, tous ne se sont pas montrés si généreux. Outre Activision, qui facture un léger supplément pour une version optimisée du dernier Call of Duty sur PS5, Capcom a lui aussi choisi de ne pas livrer un upgrade gratuit pour l’excellent Devil May Cry 5. L’éditeur tente de justifier ce choix avec la sortie d’une “Special Edition” qui introduit plusieurs petites nouveautés au niveau du contenu.

Le jeu est bien jouable en 120 FPS, mais oubliez le ray-tracing et la 4K.

Devil May Cry 5 Special Edition ajoute ainsi principalement un nouveau personnage, Vergil, qui sera également proposé sous la forme d’un DLC payant pour les propriétaires de la version PS4/Xbox One, à 4,99€. Extrêmement rapide, Vergil est également très agile, puisqu’il est littéralement capable de se téléporter à côté de ses adversaires durant les combats. Il est équipé de quatre armes différentes, deux sabres, des poings et des flèches d’énergie et est capable de créer un clone qui combat à ses côtés. Il se révèle être une jolie addition au casting du jeu, et surtout une belle façon de tester les capacités de cette version next-gen, censée mettre l’accent justement sur la vitesse.

Esthétiquement, DMC 5 reste très joli, mais ne tire pas forcément parti des capacités des consoles next-gen.

L’autre grande nouveauté, c’est le mode Chevalier sombre légendaire, qui est cette fois une exclu next-gen. Dans ce mode de jeu, les ennemis seront beaucoup plus nombreux et les combats seront également plus intenses. DMC 5 prend alors des allures de beat them all extrême. Très clairement, on lui préférera le mode classique pour un premier playthrough, mais pour les fans, ce nouveau mode de jeu ajoute un réel plus à l’expérience puisqu’il y devient possible de se lâcher complètement dans la partie combat. Pas forcément révolutionnaire, mais un joli ajout en endgame.

S’il s’agit de deux jolis ajouts, on regrette très clairement que Capcom ne nous livre pas plus de nouveautés dans cette édition spéciale, vendue presqu’au prix plein (39,99€), ni ne donne la possibilité aux propriétaires de l’original d’upgrader leur version du jeu pour quelques euros… Le passage à la caisse est obligatoire pour profiter des améliorations.

Les cinématiques du jeu sont superbes en 4K.

Outre le personnage de Vergil, les propriétaires de l’ancienne version du jeu pourront également profiter d’une amélioration notable sur next-gen avec des temps de chargement plus courts. Mine de rien, cela change beaucoup de choses, les niveaux du jeu étant très courts.

En revanche, ils devront faire l’impasse sur les améliorations techniques, qui apportent un plus non-négligeable à l’expérience avec le support du 120 FPS. Mine de rien, à 120 images par seconde, DMC 5 prend une allure très différente. Le jeu paraît beaucoup plus joli et nous en met plein les yeux dès que les personnages bougent à l’écran. Les joueurs seront toutefois obligés de faire des choix… Pas de ray-tracing en 120 images par seconde. Ce sera soit la 4K et le ray-tracing en 30 images par seconde, soit le ray-tracing, les 60 images par seconde mais une résolution Full HD, soit la 4K et le 120 images par seconde mais pas de ray-tracing. Cette dernière option nous a semblé d’ailleurs être la meilleure option, le ray-tracing n’apportant pas ici de véritable plus à l’expérience de jeu en-dehors de quelques jolis effets visuels dans quelques niveaux.

Dante reste bien sûr la star du jeu.

On ne va pas vous le cacher, à 39,99€, la pilule passera assez mal pour tous ceux qui avaient déjà craqué pour Devil May Cry 5. Pour ceux qui étaient passés à côté en revanche, cette Special Edition est un joli cadeau et incontestablement l’un des musts du lancement des consoles de nouvelle génération. En atteste encore notre test complet de cet excellent beat them all, qui n’a rien perdu de sa superbe.

Conclusion

Avec Devil May Cry 5 : Special Edition, Capcom livre une version next-gen très convenue de l’un des meilleurs beat them all de la précédente génération de consoles. Avare en nouveautés, cette réédition du jeu ajoute un nouveau personnage au casting et un nouveau mode de jeu pour le moins “dantesque”. C’est surtout au niveau des performances que le jeu s’offre un lifting, avec le support du 120 images par seconde, de la 4K et du ray-tracing. Il ne faudra toutefois pas rêver : ce sera l’un ou ce sera l’autre. Si vous étiez passé à côté de cet excellent jeu au moment de sa sortie, la Special Edition vous permettra de jouer les séances de rattrapage. Dans le cas contraire, vous pesterez sans doute contre la politique de Capcom, de refacturer 39,99€ pour ce qui aurait dû être un upgrade gratuit… 

Devil May Cry 5 : Special Edition

7.9

Gameplay

8.0/10

Contenu

7.5/10

Graphismes

8.0/10

Bande son

8.0/10

Finition

8.0/10

Les + :

  • Vergil, un nouveau personnage agile, rapide et fun à jouer
  • Le nouveau mode Chevalier Sombre Légendaire
  • Jouable en 120 FPS
  • L'un des meilleurs épisodes de la série porté sur next-gen

Les - :

  • L'obligation de repasser à la caisse...
  • En 4K, avec le ray-tracing, le jeu est limité à 30 FPS
  • Techniquement, le jeu n'a presque pas évolué