Aucune date précise du lancement d’un vrai réseau 5G n’a toutefois été annoncée.

Les choses se précisent pour le réseau 5G en Belgique, ou presque. Les deux plus gros opérateurs mobiles du pays viennent d’annoncer les partenaires avec lesquels ils travailleront pour moderniser leurs infrastructures réseau respectives et déployer la 5G dans le pays.

Nokia & Ericsson

Orange s’est ainsi tourné vers l’entreprise de télécommunications finlandaise Nokia pour renouveler progressivement son réseau 2G/3G/4G. Une mise à niveau qui devrait se faire progressivement jusqu’en 2023.

Quant à la 5G, l’opérateur indique qu’il déploiera ce réseau avec son partenaire Nokia « en fonction de la disponibilité des fréquences et des limitations en matière de puissances d’émissions, afin de garantir la meilleure connectivité possible et d’éviter la saturation des réseaux actuels pour ses clients, mais également de permettre aux entreprises de profiter pleinement des opportunités industrielles offertes par la 5G. »

Dans un premier temps, le réseau 5G d’Orange Belgium reposera sur le cœur de réseau existant fourni par l’entreprise de télécommunications suédoise Ericsson. À terme, l’opérateur mobile prévoit de déployer son propre cœur de réseau afin d’offrir un réseau 5G stand-alone.

Même son de cloche du côté de chez Proximus qui a annoncé un partenariat avec Nokia pour le renouvellement de ses équipements de son réseau mobile et un partenariat avec Ericsson pour moderniser son cœur de réseau data mobile.

Proximus se donne lui aussi jusqu’en 2023 pour moderniser progressivement ses réseaux 2G/3G/4G existants. Quant à la 5G, l’opérateur rappelle dans son communiqué de presse qu’il propose déjà ce standard de la téléphonie mobile au public depuis plusieurs mois, même si celui-ci est plutôt limité et ne permet pas encore de véritablement profiter des nombreux avantages de ce nouveau réseau. Grâce à son partenariat avec Nokia et Ericsson, Proximus entend bien développer le réseau 5G et les infrastructures nécessaires pour profiter au mieux de tous les avantages de ce dernier dans le pays.

Huawei, le grand perdant

Les deux opérateurs se sont donc tournés vers des équipementiers réseau européens. L’entreprise chinoise Huawei ne fera pas partie du projet de développement de la 5G dans le pays, et ce, malgré le fait qu’Orange et Proximus travaillaient avec pendant plusieurs années.

Les accusations d’espionnage pour le compte de Pékin proférées par les États-Unis semblent y être pour quelque chose. Si l’Union européenne n’a pas explicitement exprimé sa méfiance à l’encontre de Huawei, le commissaire au Marché intérieur de l’UE, Thierry Breton, avait souligné combien la sécurité était un élément important à prendre en compte dans le déploiement de la 5G sur le territoire.

Officiellement, Orange affirme avoir réalisé un « comparatif approfondi, fondé sur des critères technologiques, opérationnels et financiers » pour faire son choix. Le discours officiel est le même du côté de chez Proximus qui indique : « Nokia et Ericsson ont été sélectionnées à l’issue d’une procédure de sélection extrêmement concurrentielle, sur la base de critères technologiques, opérationnels, financiers et environnementaux ».