Le “courtier digital” belge Seraphin lance une assurance par imagerie satellite.

L’Insurtech belge Seraphin veut dépoussiérer l’industrie de l’assurance grâce aux technologies. Dernière nouveauté de la jeune pousse : l’utilisation de l’imagerie satellite.

Comment ça marche ?

Sur des images vues du ciel, l’outil repère les caractéristiques d’une habitation. Des critères comme “le volume de la maison, la surface du toit, la superficie du terrain, la présence d’une piscine ou d’un jardin ou encore, l’âge de la maison“, lit-on dans le communiqué. Ces éléments, auxquels s’ajoutent d’autres informations, permettent à la startup de calculer “le prix le plus juste possible et de couvrir le risque de manière extrêmement fiable“. En trois minutes, un prix est fixé.

Pour Tanguy Bocquet, le cofondateur de Seraphin, la précision de l’imagerie satellite est sous-exploitée dans le secteur de l’assurance. “En utilisant uniquement Google Maps, le risque d’erreur reste trop important, c’est pour cette raison qu’il fallait innover et utiliser d’autres outils plus performants et croiser différentes sources d’informations“, explique-t-il. Le produit a été mis en place grâce à Baloise Assurance.

La jeune pousse veut “perfectionner” un modèle

L’outil permet donc d’éviter les erreurs et promet également un gain de temps considérable. Sans l’imagerie satellite, les assureurs obtiennent ces informations en discutant avec un client. Dorénavant, un utilisateur peut indiquer son adresse sur le site de la jeune pousse, et se contenter de quelques questions supplémentaires pour obtenir un devis. Tanguy Bocquet, cofondateur de Seraphin explique également qu’ils pourront à l’avenir utiliser ces images satellites “pour perfectionner notre modèle, et couvrir tout type d’habitation ainsi que permettre une meilleure expertise des sinistres​”.

L’imagerie satellite est déjà utilisée dans le secteur de l’assurance, hors de la Belgique. L’année dernière Luko, une jeune pousse française, annonçait également qu’elle allait utiliser ce type d’image pour accélérer les processus d’assurance.

Pour rappel, la startup belge levait près d’1,2 million d’euros durant l’été 2017. Mais également 2 millions d’euros en mai 2020.