Pour répondre aux injonctions américaines, l’entreprise chinoise Huawei cherche de nouveaux fournisseurs de processeurs pour ses smartphones.

Huawei fait normalement appel à la TSMC (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company) pour produire ses processeurs. Cette nouvelle recherche de fournisseur fait suite à la prolongation du bras de fer entre Huawei et l’administration de Trump.

Les entreprises utilisant des équipements américains se sont vu interdire la vente de produits à Huawei. Des entreprises comme TSMC. Aucun accord officiel n’a été révélé. Mais Huawei se tournerait vers Mediatek pour ses puces 5G, comme le rapporte SlashGear. Mediatek collabore déjà avec Huawei, et sa filiale Honor, pour des smartphones milieu de gamme.

Mais l’entreprise chinoise a déclaré publiquement son intérêt pour le constructeur de processeurs taïwanais MediaTek, en vue de remplacer les puces auparavant fournies par Kirin. Les puces de Kirin étaient notamment intégrées aux smartphones haut de gamme. Cette opportunité est une chance pour MediaTek qui a développé sa gamme de processeurs compatibles avec la 5G. Le site chinois CNMO explique que le président du département des affaires Huawei Honor, Zhao Ming, a été questionné sur l’utilisation des processeurs de MediaTek, il aurait répondu : “Honor a toujours coopéré avec MediaTek et continuera de coopérer à l’avenir”. Reste que dans la pratique, Huawei avec beaucoup investi dans ses processeurs Kirin et le passage aux processeurs MediaTek risque de ne pas être évident au niveau du marketing, ceux-ci conservant souvent une image de processeurs low-cost.

Pour rappel Donald Trump a accusé l’entreprise Huawei d’espionnage pour le compte du gouvernement de son pays. En réaction, il a interdit la vente des appareils de la marque chinoise. Une interdiction prolongée en mai 2020, associée à l’interdiction de collaborer avec Huawei pour les entreprises qui utilisent des équipements américains. Huawei, qui a vu ses ventes augmenter en 2019 malgré des pressions américaines, adapte son business et avance sans le soutien américain.