La raison à cela est évidemment le confinement massif de la population mondiale.

Si le roaming n’est plus en vigueur pour les Européens qui voyagent au sein de l’Union européenne, ce n’est pas le cas en dehors. En effet, lorsqu’on voyage à l’étranger et que l’on veut rassurer ses proches, l’envoi d’un petit SMS ou la consultation de Google Maps engrange des frais de roaming qui peuvent parfois être salés. Du pain béni pour les opérateurs mobiles puisque le roaming rapporte près de 51 milliards de dollars par an. Malheureusement pour eux, le confinement massif a entraîné une chute importante des revenus liés au roaming.

En effet, avec l’épidémie de coronavirus, les avions sont cloués au sol, les trains internationaux restent à l’entrepôt et les voyages en voiture à l’étranger sont très fortement réduits. Une majorité de la population mondiale ne voyage plus, que ça soit en Asie, en Europe ou en Amérique. Un problème pour le secteur du tourisme, mais aussi pour les opérateurs de télécommunications. Ils sont des victimes collatérales de l’absence de tourisme puisque les voyageurs ne sont plus soumis au roaming, aux frais d’itinérance.

Les opérateurs de télécommunications pourraient voir leurs revenus liés au roaming amputés de la moitié au cours des 9 prochains mois, rapporte Les Echos sur base des estimations du cabinet d’études Juniper Research. Le roaming ne rapporterait plus « que » 25 milliards de dollars pour les opérateurs de télécoms.

Si les consommateurs ne doivent pas s’en plaindre, cela va tout de même avoir un impact sur l’économie déjà fragilisée de certains pays, notamment l’Italie, l’Espagne, la Grèce ou encore la France puisque ce manque à gagner pour les opérateurs de télécommunications est lié à l’absence de touristes non-européens sur les différents territoires. Rappelons que le roaming permet de facturer à un utilisateur le fait qu’il utilise le réseau d’un opérateur duquel il n’est pas client dans un pays autre que le sien.

Si le roaming n’est plus d’application pour les Européens, ce n’est pas le cas pour les Américains et Chinois qui arpentaient l’Europe durant les périodes estivales. Au vu de l’évolution de la situation, le tourisme des vacances d’été devrait être largement compromis.