Au moins 3 antennes 5G ont été incendiées par des Britanniques en colère. 

Selon la BBC, plusieurs antennes 5G auraient été la cible d’attaques ces dernières 24 heures au Royaume-Uni. Policiers et pompiers auraient été dépêchés sur au moins 3 sites pour stopper des incendies provoqués par des Britanniques en colère.

A l’origine de ces attaques : une série de fake news circulant sur des groupes Facebook anti-5G sur lesquels des théories conspirationnistes sont abondamment partagées.

Depuis quelques jours, les pétitions se multiplient sur les réseaux sociaux. En Belgique, une pétition publiée sur le site change.org a récolté plus de 90.000 votes en l’espace de 48 heures seulement. Dans la lettre qui l’accompagne, sa créatrice évoque un “désastre pour la faune et l’humain“. La pétition est accompagnée d’une photo d’illustration d’un oiseau mort. Une intox qui est liée à un fait divers qui s’est passé au Pays-Bas il y a deux ans. La mort mystérieuse de 300 oiseaux avait à l’époque provoqué la diffusion rapide de fake news sur les réseaux sociaux liant leurs décès à des tests 5G organisés dans la région.

Parmi les autres reproches associés à la 5G par les groupes conspirationnistes on citera l’impact sur l’environnement mais aussi l’absorption de l’oxygène ou encore l’intensification des symptômes du coronavirus.

Au Royaume-Uni, les autorités ont appelé le public au calme. Les services d’urgence sont déjà très occupés avec la gestion de la crise. Le NHS le rappelle, il y a des vies qui sont en jeu. S’attaquer aux tours 5G ne résoudra rien et pourrait même avoir un effet contreproductif puisque certaines régions pourraient être isolées du réseau et des personnes dans l’incapacité de contacter les services d’urgence.

Précisons-le pour nos lecteurs qui seraient tentés de reproduire ces actes chez nous : en Belgique, il n’y a pas encore d’antennes 5G à proprement parler. La 5G déployée par Proximus utilise en réalité l’ancien réseau 3G qui n’est désormais pratiquement plus utilisé. Outre pour les communications, les réseaux 3G et 4G sont également utilisés par les services d’urgence. S’attaquer au réseau, c’est donc mettre aujourd’hui en danger des vies.