Le géant nippon pourrait à nouveau battre son rival américain en mettant un argument de poids en avant : la rétrocompatibilité de sa machine.

Fin 2020, Sony et Microsoft commercialiseront leurs consoles de nouvelle génération. Un événement attendu de pied ferme par une très large communauté de gamers. Comme au lancement de la PS4 et de la Xbox One, le bras de fer entre les deux marques devrait permettre à l’un des deux géants de triompher, dès le lancement de sa machine. Et à en croire l’analyste Piers Harding-Rolls d’IHS Markit, Sony aurait aujourd’hui davantage de chances de remporter la bataille que son rival.

Le géant nippon part avec une petite longueur d’avance puisqu’il avait déjà triomphé de la Xbox One sur la génération actuelle de machines, en mettant en avant de nombreuses exclusivités. Microsoft a ces dernières années principalement axé sa communication sur son cloud et son offre GamePass – deux arguments de poids sur le marché américain. Sur la prochaine génération de machines, Sony aurait décidé d’axer une grosse partie de sa stratégie sur la rétrocompatibilité de sa machine, qui pourrait faire tourner des jeux PS4, PS3, PS2 et même PS One. Le géant nippon n’a toutefois pas encore précisé si l’intégralité des line-up seront supportés ou seulement certains titres, à l’image de ce que Microsoft avait fait avec sa Xbox One. Microsoft, de son côté, s’est engagé dans une longue série de rachats visant à renforcer son catalogue d’exclusivités.

Selon l’analyste d’IHS Market, l’argument de la rétrocompatibilité pourrait donner un très net avantage à Sony au lancement. “La rétrocompatibilité va avoir un très gros impact sur la loyauté à la marque des consommateurs, avec moins de transitions d’une plate-forme à l’autre en conséquence” explique l’analyste. L’analyste s’attend à voir les ventes de la PS5 s’envoler. De façon générale, il estime toutefois qu’aussi bien Sony que Microsoft devraient vendre plus de consoles qu’en 2013, au lancement de la précédente génération de machines.

Le prix de vente des deux machines devrait être également plus élevé que sur la précédente génération. L’analyste estime toutefois que Microsoft conserve un joker qui pourrait inverser la tendance : le lancement d’un modèle “low-cost”, sans lecteur de disques, qui pourrait lui permettre d’écouler un nombre impressionnant d’exemplaires de sa machine. Il estime néanmoins que lancer simultanément deux machines très différentes représente un énorme défi pour l’entreprise américaine.