Chaque mois, la rédaction de Geeko sélectionne pour vous les meilleurs DLC du mois, pour vos jeux préférés. Ce mois-ci, place à Anno 1800, Final Fantasy XIV et We Happy Few.

Anno 1800 : Trésor Englouti

Après une première extension à connotation politique, Anno 1800 change totalement d’horizon avec son second DLC « Trésor englouti ». Comme son nom le laisse sous-entendre, cette nouvelle extension proposera aux joueurs d’explorer les fonds marins à la recherche de trésors enfouis. Si le jeu de gestion d’Ubisoft offrait déjà une jolie aventure aux joueurs amateurs du genre, cette seconde extension vient décupler l’univers du jeu déjà bien riche.

Évidemment, le DLC offre une multitude de nouveaux contenus ; que ça soit des objets à fabriquer, des décors ou des missions annexes, mais Trésor Englouti offre surtout une nouvelle histoire. En effet, avec l’arrivée de l’excentrique Vieux Nate, l’expérience Anno 1800 prend un tournant beaucoup plus aventureux avec un petit côté pirate. On laisse un peu de côté la sphère politique si importante dans le jeu original pour une aventure plus ludique.

Avant d’explorer les fonds marins, le joueur pourra découvrir une toute nouvelle carte beaucoup plus grande que ce le jeu offrait à la base. Il s’agit de l’île la plus grande de tout le jeu jusqu’à présent. L’occasion pour le joueur de pouvoir laisser place à sa créativité. Avec de nombreux nouveaux objets, machines et décorations modernes, la gestion et la personnalisation de la nouvelle ville seront un véritable plaisir. Si ce n’est ces nombreux ajouts et son important espace, Trésor Englouti reste fidèle au matériau de base, forcément.

Pour ce qui est du visuel, les équipes d’Ubisoft semblent avoir donné le même soin à cette extension qu’au jeu originel.

Pour conclure, ce nouveau DLC est un vrai plus pour l’aventure Anno. Bien qu’il soit tout à fait possible de s’en passer – le DLC ne corrige pas les quelques défauts du jeu de base -, il offre tout de même un nouveau pan d’aventure. Sans révolution le jeu, Trésor Englouti permet d’allonger la campagne de nombreuses heures. Les amateurs de personnalisation de grandes villes devraient d’ailleurs y trouver leur compte avec de nombreux nouveaux objets à fabriquer grâce au Vieux Nate et ses expérimentations ubuesques.

Final Fantasy XIV : Shadowbringers

On démarre en beauté avec la très attendue extension de Final Fantasy XIV intitulée Shadowbringers. L’histoire du jeu vidéo en lui-même fait de cette extension un apport majeur dans pour ce MMORPG à la sauce Final Fantasy. Après un raté monumental et une refonte complète et réussie de FF XIV – retrouvez notre interview du producteur et directeur créatif du jeu -, deux premières extensions majeures, Square Enix propose une nouvelle aventure de taille à ses joueurs.

Shadowbringers reprend évidemment les bases de Final Fantasy XIV, mais y apporte une bonne dose de nouveauté. Liée dans les grandes lignes à l’intrigue principale A Realm Reborn et aux deux premières extensions (Heavensward et Stormblood), l’immersion dans Shadowbringers ne sera pas forcément des plus aisée pour les nouveaux joueurs qui découvrent l’univers de Final Fantasy XIV avec cette extension.

À l’image de ce qu’avait proposé le jeu original, Shadowbringers propose un scénario riche, surtout pour un MMORPG, digne d’une narration parmi les plus grands RPG. En effet, les enjeux du scénario sont grands et l’histoire captive le joueur de bout en bout, que ça soit au niveau des trames majeures, des conflits ou des histoires personnelles des personnages. On y incarne un « Guerrier des Ténèbres » qui est appelé à se battre dans un monde parallèle onirique, Norvrandt, alors que la guerre fait rage entre l’empire de Garlemald et l’alliance entre les peuples d’Éorzéa.

Malgré des murs de texte difficile à avaler, on se laisse guider par l’intrigue. Et pour avancer dans celle-ci, les joueurs pourront compter sur deux nouvelles races de personnages qu’ils pourront incarner ; les Viéras reconnaissables par leurs grandes oreilles de lapin et les Hrothgar. À noter que le jeu, dans sa version originale, propose une personnalisation très poussée de son héros.

Du sang neuf donc, auquel s’ajoutent également deux nouveaux jobs – classe de personnages -, les Pistosabreurs et les Danseurs. Le premier est un adepte des combats en mêlée (tank) et le second prend davantage de distance avec les affrontements. Il prend plutôt une position de soutien à ses coéquipiers et, grâce à des chorégraphies, permet de renforcer les attaques de ses camarades.

Deux nouveaux jobs – classes de personnages, les Pistosabreur et le Danseur, ainsi que deux nouvelles races, les Viéras reconnaissables par leurs grandes oreilles de lapin et les Hrothgars, sorte d’ogre.

Mais la plus grande nouveauté qu’apporte Shadowbringers est son système de « Trust ». Si le jeu flirte avec le genre RPG grâce à son scénario dense et complexe, le système d’adjuration pousse encore un peu plus le titre vers son homologue plus solitaire. En effet, dans cette extension, il est possible de former un groupe composé de PNJ pour explorer les donjons et réaliser diverses quêtes. Un ajout bien pratique pour éviter de devoir attendre pour se composer une équipe équilibrée. Les joueurs peuvent faire appel à l’IA pour leur fournir des coéquipiers. Évidemment, celle-ci sera moins performante que des vrais joueurs, mais ça a le mérite de laisser plus de liberté aux joueurs.

Enfin, au-delà des nouveautés très appréciables, Shadowbringers se montre largement à la hauteur des précédentes extensions et confirme une nouvelle fois les talents des équipes qui ont repris en main Final Fantasy XIV. Évidemment, l’aventure reste tout de même très similaire au jeu original, mais les nombreux ajouts et la richesse du scénario en font une extension de choix.

We Happy Few : Lightbearer

Seconde extension du jeu We Happy Few, Lightbearer apporte une toute nouvelle expérience de jeu au titre de Compulsion Games, pour un coût relativement modique puisque l’expansion est vendue moins de 10€.

Dans Lightbearer, le joueur incarne Nick Lighbearer, la rock star la plus populaire de Wellington Wells. Plus barré que celui du jeu principal, le scénario de Lighbearer. L’aventure débute avec une convention, au cours de laquelle une série de meurtres cause des remous. Fidèle au contenu du jeu original, l’extension permet de découvrir quelques nouveaux environnements et de nouveaux personnages hauts en couleurs.

Elle introduit également – et surtout – une nouveauté majeure dans le gameplay puisqu’ici, le joueur n’utilisera pas des armes mais sa précieuse guitare et ses notes de musique pour affronter fans et paparazzis. Comme le jeu d’origine, Lightbearer mélange séquences d’actions, narratives et puzzles avec intelligence. Les développeurs ont toutefois fait le très étrange choix de supprimer les mécanismes de survie du jeu. Ainsi, il sera inutile de dormir, manger ou crafter des objets.

Le gros défaut du DLC, c’est sa durée. Venir à bout de l’histoire ne prendra pas plus de 2h en ligne droite. Ce qui reste très court pour un DLC vendu près de 10€ tout de même. Mais le divertissement est suffisamment fun et l’intrigue assez intéressante pour satisfaire les fans.