L’entreprise de Mark Zuckerberg a lancé une application qui demande aux internautes d’avoir accès à leur smartphone en échange d’une rémunération. Un concept plutôt étonnant qui semble plutôt intéressant, mais qui n’en reste pas moins troublant.

Le réseau social multiplie les outils et les fonctionnalités pour engranger des données intéressantes sur le comportement de ses utilisateurs. Des données très précieuses pour l’entreprise, ainsi que pour ses partenaires qui seraient prêts à payer cher pour avoir accès à ces données.

Comme l’a relevé Numerama, Facebook aurait mis au point un nouvel outil de collecte de données contre rémunération. Cet outil consiste en une application que les internautes peuvent télécharger gratuitement sur leur mobile. Facebook Study permet de suivre ce que font les utilisateurs sur leur smartphone. En plus de leur habitude de consommation, l’application sait également quelles applications sont installées, combien de temps l’utilisateur passe sur celles-ci et une multitude d’autres informations.

Pour faire passer la pilule et pour séduire un public, Facebook promet une rémunération à clé dont on ne connait pas le montant. Un échange de bon procédé qui devrait convaincre pas mal de monde à ouvrir son smartphone au mastodonte Facebook.

Un procédé qui n’est pas nouveau pour l’entreprise de Mark Zuckerberg puisqu’en janvier 2019, TechCrunch avait déjà tiré la sonnette d’alarme en révélant que Facebook payait des utilisateurs 20 dollars par mois pour accéder à leur smartphone.

Il y a tout de même une différence majeure entre le deux. L’application lancée en janvier, Atlas, permettait à Facebook d’avoir accès à toutes les données conservées sur le smartphone. Cela signifiait donc autant les données d’utilisation que les messages privés, mails, photos et vidéos enregistrées.

Sur sa page de présentation, Facebook Study affirme qu’elle ne collecte pas les informations privées des utilisateurs telles que les mots de passe, identifiant ou les contenus partagés à travers des conversations.

D’après Facebook, cette enquête aurait pour seul objectif d’améliorer ses propres logiciels afin de correspondre aux habitudes d’utilisations des internautes. Aucune donnée n’est vendue à un tiers et ne sera utilisée dans une opération de ciblage publicitaire.

Encore faut-il que l’application ou la base de données soient bien protégées et qu’aucun externe n’arrive à mettre la main dessus. Pas d’inquiétude à avoir pour le moment puisque l’application ne semble disponible uniquement aux États-Unis et en Inde.