10 choses que vous ignoriez au sujet de la Mega Drive

Si beaucoup retiennent des années 90 la Super NES, la Mega Drive de SEGA avait pourtant à l’époque terrassé sa rivale. Retour sur ce succès inattendu…

Pas de Sonic au lancement

Si Sonic the Hedgehog restera dans les mémoires comme LE jeu emblématique de la console, SEGA n’avait initialement pas du tout prévu de placer son hérisson sous le feu des projecteurs. Plusieurs titres très gamers accompagnaient la sortie de la console : Space Harrier 2, Golden Axe, Ghouls ‘n Ghosts, Super Thunder Blade ou encore The Revenge of Shinobi. Le premier jeu offert avec la console était l’excellent Altered Beast, qui était sorti antérieurement en salles d’arcade.

A l’origine, SEGA voulait faire d’Altered Beast LE jeu qui marquerait une génération de joueurs. S’il a reçu un accueil très chaleureux des critiques, c’est pourtant bien Sonic, un titre plus coloré, plus grand public mais pas forcément plus accessible, qui remportera le plus gros succès sur la console.

Nintendo est à l’origine de son succès

Dirigée à l’époque par Yamauchi, Nintendo a adopté une politique très agressive à l’égard des développeurs, suite au succès de sa NES. Le groupe nippon a imposé des conditions très strictes aux développeurs, les forçant progressivement à se diriger vers l’alternative qui était proposée par Sega. Le succès de la console a progressivement convaincu de nombreux développeurs à se tourner vers la Mega Drive – ce qui expliquera en partie l’énorme succès de la console.

Elle pouvait télécharger des jeux

En 1990, SEGA commercialisera un accessoire baptisé le Mega Modem, qui permettra aux propriétaires de la Mega Drive de se connecter au web et d’accéder à un catalogue de 17 jeux – qui leur étaient exclusivement réservés.

Le service ne remportera bien sûr pas un énorme succès – vu les tarifs pratiqués et surtout le line-up pas très séduisant du Mega Modem. Il n’empêche que la Mega Drive n’en reste pas moins la première console à avoir proposé l’accès à un service en ligne, des années avant la Dreamcast et la PlayStation 2…

Sonic n’était pas la mascotte de la console

A l’origine, SEGA voulait faire d’Alex Kidd le personnage emblématique de sa console. Un seul jeu Alex Kidd verra toutefois le jour sur Mega Drive : Alex Kidd in the Enchanted Castle.

Quelques mois plus tard, Sonic the hedgehog sortira en magasin et éclipsera les ventes du jeu, se positionnant d’entrée comme la nouvelle mascotte de Sonic.

Alex Kidd ne se remettra jamais de cet échec. Le personnage n’apparaîtra plus ultérieurement que sous la forme de caméo dans d’autres productions de SEGA.

Certains jeux étaient vendus 100€

A l’époque de la Mega Drive, il n’existait pas de standard pour les tarifs de jeux vendus en magasin. La majorité des titres étaient vendus aux alentours de 60€, mais certains titres se vendaient beaucoup plus cher, à 80, voire 100€.

SEGA commercialisera ainsi plusieurs titres à plus de 100€, dont l’excellent Phantasy Star II ou Virtua Racing. De quoi relativiser les tarifs d’aujourd’hui…

Un processeur Motorola sous le capot

Pas d’AMD ni d’Intel à l’époque. La Mega Drive embarquait un processeur Motorola « made in America. »

Le Motorola 68000 sera par ailleurs utilisé pour de nombreux autres produits électroniques, et notamment la conception du Macintosh d’Apple.

Un choix judicieux de la part de SEGA puisque pour de nombreux développeurs, concevoir un titre sur cette plate-forme était un jeu d’enfant. Il n’y avait pas besoin de se familiariser avec une plate-forme méconnue, ni de s’adapter. C’est ce qui explique pourquoi de nombreux titres sortiront sur Mega Drive plutôt que sur SNES.

Il y a eu une multitude de déclinaisons

Au cours de sa carrière, la Megadrive aura droit à de multiples déclinaisons, avec la sortie notamment d’une Mega Drive 2, de la CDX, d’une Megadrive portable (la Noma) et d’une Mega Drive 3.

Fort critiqué à l’époque pour sa stratégie, SEGA a su parfaitement tirer parti de son marketing pour écouler sa console à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires.

Le groupe nippon ira même plus loin en permettant ultérieurement à d’autres entreprises de commercialiser leurs propres Mega Drive. L’idée ? Inonder le marché pour écraser le rival nippon de SEGA.

Elle était rétrocompatible

Autre atout de la console, la Mega Drive était rétrocompatible grâce à un accessoire baptisé le Power Base Converter qui permettait de lancer les titres Master System sur sa console.

Méconnue en occident, la Master System était l’ancêtre de la Mega Drive. Elle a rencontré au cours de sa carrière un succès beaucoup plus mitigé. Beaucoup d’acheteurs de la Mega Drive avaient toutefois fait part à SEGA de leur volonté d’explorer son catalogue de jeux…

Des années avant la Xbox 360 et la PS2, SEGA introduira ainsi l’une des premières consoles rétrocompatibles.

Elle avait une manette sans fil

Des années avant la Xbox 360, SEGA inaugura l’une des premières manettes sans fil sur Mega Drive.

Vu l’absence de Bluetooth, la technologie reposait à l’époque sur un capteur IR.

Pour fonctionner, la manette sans fil de la Mega Drive devait viser le récepteur de la console.

Son succès mitigé a poussé SEGA à abandonner l’idée pour la sortie de sa prochaine console.

Elle a introduit le système de classification de jeux

L’arrivée de titres comme Mortal Kombat, Night Trap et Shinobi a poussé le public à s’inquiéter de la violence dans les jeux vidéo. Proactif, SEGA a pris les devants et introduit son propre système de classification de jeux avec la Mega Drive.

Tous les jeux commercialisés étaient ainsi classés pour correspondre à un public bien particulier. L’objectif ? Eviter que des enfants ne mettent la main sur un jeu comme Mortal Kombat.

Ce n’est toutefois que des années plus tard que les parents commenceront à s’inquiéter de la violence dans les jeux vidéo et que les premiers organes de classification seront créés.

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