La Commission Européene s’intéresse de près aux pratiques commerciales entre Valve et plusieurs éditeurs de jeux vidéo. Ce sont les limitations de ventes pour des raisons géographiques qui sont pointées du doigt. 

Steam est dans le viseur de la Commission en étant accusé d’appliquer des pratiques commerciales contraires aux règles de la concurrence européenne.

Une communication des griefs a même été adressée à Valve ainsi qu’à Bandai Namco, Capcom, Focus Home Interactive, Koch Media (filiale de THQ Nordic) et Zenimax (Bethesda).

Ces estimations préliminaires évoquent des accords bilatéraux entre Valve et ces différents éditeurs afin « d’empêcher les consommateurs d’acheter et d’utiliser des jeux vidéo sur PC achetés ailleurs que dans leur pays de résidence ».

Il s’agit à proprement parler de blocage géographique ou géoblocage. Cette limitation au sein de l’Union européenne est interdite. Une règle est même appliquée depuis le 3 décembre 2018 afin d’empêcher ce genre de restriction. Les achats en ligne effectués dans l’espace européen ne doivent donc en aucun cas être empêchés si aucune justification n’est apportée.

« Les consommateurs européens devraient avoir le droit d’acheter les jeux vidéo de leur choix et d’y jouer, quel que soit le pays de l’UE dans lequel ils vivent. Ils ne devraient pas être empêchés de comparer les prix dans les différents États membres afin de trouver la meilleure offre disponible », déclare Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence.

Rien ne dit que les différentes sociétés au final soient condamnées puisqu’elles ont tout de même la possibilité de s’expliquer. Si jamais une infraction venait à être découverte, une amende de l’ordre de 10 % du chiffre d’affaires annuel, à l’échelle mondiale, pourrait être appliquée .