Entre les trois films d’animation exclusifs visibles sur Netflix (dont le dernier opus, The Planet Eater, vient de sortir) et un nouveau long métrage prévu en juin 2019 (Godzilla 2: Roi des monstres), Godzilla est plus que jamais d’actualité et ce, près de 65 ans après sa création. Petit retour sur cette créature pas comme les autres qui a marqué et continue de marquer la culture populaire.

Il est le roi des monstres

Godzilla, King of the Monsters !

Beaucoup de personnes savent que Godzilla est surnommé le Roi des monstres. Mais pourquoi? Cela provient-il de sa taille pouvant atteindre plus de 100 mètres de hauteur, de son souffle atomique destructeur ou de son origine antédiluvienne? Tout cela à la fois probablement, en plus du fait qu’il résiste systématiquement aux assauts des autres monstres géants auxquels il est confronté, King Kong compris. Bien que ce dernier soit d’ailleurs apparu au cinéma avant (en 1933 pour le primate, contre 1954 pour le saurien), Godzilla reste le premier Kaiju du cinéma (soit le genre de film mettant en scène des monstres géants japonais). De plus, King Kong avait déjà son étiquette de Roi des singes.

Néanmoins, Godzilla acquiert officiellement l’appellation de “Roi des monstres” dès le film Godzilla, King of the Monsters ! de 1956. Ce long métrage est en réalité une version remaniée pour l’Occident du film original de 1954, présentant un montage différent mettant en avant le personnage d’un reporter américain incarné par l’acteur Raymond Burr.

Un croisement entre un gorille et une baleine

Godzilla

En japonais, Godzilla se dit Gojira. Il s’agit d’une combinaison des mots gorira (pour gorille) et kujira, qui signifie baleine. Lors de la préproduction, la bête fut décrite par les créatifs comme un croisement entre un gorille et une baleine. Une description due à sa taille, sa force et ses origines aquatiques.

On l’apparente pourtant plutôt à une espèce de reptile préhistorique, entre les sauriens terrestres et reptiles marins, la créature pouvant se mouvoir aussi bien sur la terre qu’en mer.

Un monstre pas toujours si méchant

Godzilla vs Hedorah

Originellement symbole du traumatisme d’un peuple hanté par la guerre (le premier film sort 9 ans après le bombardement d’Hiroshima), l’image de Godzilla a quelque peu été émoussée au fil des films qui ont suivi.

De créature destructrice et belliqueuse réduisant les hommes à l’état d’insectes, il est parfois devenu l’allié des humains. Les spectateurs étaient en effet de plus en plus jeunes et les producteurs ont voulu exploiter le filon: Godzilla devenant ainsi un gentil. Ce n’est plus lui qui cause les destructions, mais un ou plusieurs monstres. On les battant, Godzilla devient ainsi le sauveur du monde, notamment dans les films Ghidrah, le monstre à trois têtes, Godzilla contre Hedorah ou encore Mechagodzilla contre-attaque.

Godzilla a eu un fils

Le Fils de Godzilla

Dans le même ordre d’idée consistant à faire de Godzilla un monstre gentil, et donc plus facilement assimilable pour le jeune public, les producteurs décident en 1967 de lui donner un fils. Cela se déroule dans le kitschissime Le Fils de Godzilla, où des expériences climatiques sur une île provoquent la transformation de mantes en monstres géants. Alors que celles-ci découvrent un œuf géant et s’apprêtent à tuer le bébé, Godzilla arrive et lui sauve la vie avant d’entreprendre son éducation. Un fils adoptif plutôt que biologique, donc, qui reviendra ponctuellement dans l’un ou l’autre film.

Une version robotique venue de l’espace

Mechagodzilla

Avec presque 40 films à son compteur, Godzilla a forcément eu droit à différentes itérations. Ainsi, dès 1974, la créature doit se battre contre une version mécanique d’elle-même, envoyée par des extra-terrestres. Il s’agit bien sûr de Mechagodzilla qui apparaît pour la toute première fois dans le film Godzilla contre Mecanik Monster. Le robot réapparaît ensuite dans Mechagodzilla contre-attaque, et est largement évoqué dans le récent Godzilla : La ville à l’aube du combat, visible sur Netflix. Il a même droit à une apparition dans Ready Player One de Steven Spielberg, c’est dire la puissance de son aura.

Notons qu’un tout autre lézard géant venu de l’espace est visible dans Godzilla vs Space Godzilla (1994). Cette créature est en fait une évolution d’une cellule alien ayant dévoré le corps de Biollante (un autre monstre ennemi de Godzilla) sur lequel se trouvait le sang de Godzilla (sic).