Selon l’analyste Ben Thompson, Google montrerait déjà des signes de déclin et pourrait perdre rapidement son emprise sur le marché du mobile si l’entreprise ne parvient pas à redresser la barre.

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On le sait, tout peut aller très vite sur le Web. Mis à mal par une concurrence féroce sur le marché de la publicité en ligne, Google serait aujourd’hui privé d’une partie importante de ses revenus et contraint de diversifier ses activités pour espérer survivre à un possible éclatement de la bulle. L’entreprise, qui a cherché à conquérir le marché des ordinateurs avec Chrome OS, des tablettes avec sa gamme Nexus, des smartphones d’entrée de gamme avec Android One et des téléviseurs avec Android TV, a vu la plupart de ses plans tomber à l’eau, faute de soutien de la part de ses principaux partenaires qui voient désormais en la firme de Mountain View l’ennemi à abattre.

Si Google reste une firme “très rentable”, elle aurait déjà entamé son long déclin, selon l’analyste, qui compare Google à IBM, qui dominait le marché de l’informatique au cours des années 80, avant de s’effondrer.

Et si une disparition complète de l’entreprise semble peu probable, compte tenu des nombreuses activités qu’elle exerce, l’effondrement des revenus du groupe américain pourrait pousser la firme à se retirer de plusieurs marchés, comme elle l’a déjà fait en supprimant certaines applications et services moins populaires.

Attaquée par tous les côtés, la firme de Mountain View est aujourd’hui sous pression et doit impérativement faire les bons choix si elle espère maintenir le cap. Car si Google semble infaillible, le gigantesque château de cartes bâti par ses deux co-fondateurs ne serait pas aussi résistant qu’on l’aurait imaginé, selon l’analyste, qui prédit une lente dégringolade du groupe, au cours des prochaines années sur son blog “Peak Google”.