Le réseau social de micro-blogging a reçu des menaces de l’Etat islamique suite à la fermeture massive de comptes Twitter soupçonnés d’appartenir à des djihadistes.

Crédit photo: AFP
Crédit photo: AFP

Twitter enquête avec les autorités américaines sur des menaces qu’aurait lancées le groupe Etat islamique (EI) contre le réseau social, a appris lundi l’agence de presse AFP auprès d’un porte-parole.

«Notre équipe de sécurité enquête sur la véracité de ces menaces avec les autorités habilitées», a déclaré par e-mail à l’agence de presse ce porte-parole sans plus de détail.

Le co-fondateur Jack Dorsey directement visé par les menaces

Cette déclaration fait suite à des informations parues dans la presse, assurant que le réseau Twitter et son co-fondateur Jack Dorsey faisaient l’objet de menaces émanant de l’EI.

Ces menaces seraient dues au retrait de nombreux tweets et à la suspension de comptes de la mouvance jihadiste et d’autres groupes islamistes comme Boko Haram.

«La guerre virtuelle que vous nous livrez va vous en valoir une vraie», aurait écrit l’EI dans un des tweets, traduit en anglais par SITE intelligence, un groupe de surveillance américain de la menace djihadiste. «Nous vous disons depuis le début que ce n’est pas votre guerre, mais vous ne comprenez pas et continuez à fermer nos comptes sur Twitter. Nous réussissons toujours à revenir et ce très rapidement. Quand nos loups solitaires vont vous éteindre à jamais il n’y aura plus de retour», menace encore EI.

Twitter utilisé comme outil de recrutement

Les mouvements djihadistes utilisent souvent le Twitter et d’autres réseaux sociaux pour communiquer, recruter, diffuser des vidéos voire coordonner leurs opérations, selon les experts.

Comme ses concurrents, Twitter est confronté au défi de respecter la liberté d’expression tout en évitant d’être un outil indirect pour des violences quelles qu’elles soient.

La politique d’utilisation de la plateforme de micro-blogging interdit expressément ainsi des menaces entre utilisateurs.

Twitter aidé indirectement par Anonymous

De son côté, le collectif de hackers Anonymous a lancé au début de l’année, suite à l’attentat de Charlie Hebdo, son opération de vengeance en publiant les comptes Twitter de djihadistes. Baptisée “OpCharlieHebdo”, cette opération vise à la fois les sites de groupes terroristes et les comptes Twitter des membres de l’Etat islamique. Début février, le collectif a affirmé avoir éradiqué plusieurs milliers de comptes Twitter et Facebook de djihadistes de l’Etat Islamique. Ils auraient également fait tomber plusieurs sites avec des attaques coordonnées.

Avec AFP.

1 COMMENTAIRE

Comments are closed.