L’opérateur estime maladroite la présence des autorités régionales pour le lancement d’une technologie dont le cadre réglementaire n’est pas encore tout à fait fixé.

Photo Le Soir
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Dans un bref communiqué, « BASE Company s’étonne de la présence, ce mardi, de la Ministre Huytebroeck au lancement commercial de la 4G de Belgacom. Si cela montre l’enjeu important que représente la 4G à Bruxelles pour la Ministre, cela n’en reste pas moins interpellant. Une belle publicité pour l’entreprise publique, ainsi que pour la Ministre. ».

Le soutien de l’intéressée présente effectivement un léger conflit d’intérêts puisque la main qui a activé les quelques antennes 4G de Proximus ce matin est la même qui décide du règlement pour l’ensemble du marché. A moins qu’elle n’envisage de participer aux événements de même nature chez la concurrence…

L’opérateur souligne également le caractère fragmentaire de la couverture territoriale, issue d’un déploiement astucieux mais limité. En effet, selon Base, « il reste quelques points techniques problématiques au niveau du cadre réglementaire en cours de finalisation (l’arrêté d’exécution de l’ordonnance 6V/m ne doit pas avoir pour effet de limiter le bénéfice réel de la nouvelle norme). ».

Courroucée, l’entreprise embraye de manière décidée:  il subsiste « un gros point d’interrogation sur la capacité de l’administration de la Ministre (Bruxelles Environnement) à pouvoir traiter le nombre considérable de dossiers de permis d’environnement des opérateurs dans un délai raisonnable une fois que le cadre réglementaire sera entré en vigueur. Les estimations sont, à ce jour, plutôt pessimistes. ».

La Ministre Huytebroeck aurait eu le bon goût de faire preuve d’impartialité en s’abstenant de s’afficher à un événement commercial d’un opérateur en compétition dans un marché libéralisé. Belgacom appartenant toujours à 53,5% à l’Etat.

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