Une maison fabriquée avec une imprimante3D et 100% recyclable

Fin novembre, une université américaine a dévoilé la première maison imprimée en 3D bâtie à partir de matériaux biologiques.

BioHome3D est peut-être le futur du bâtiment. L’Université du Maine, aux États-Unis, a récemment prouvé qu’il est possible de construire une maison grâce à une imprimante en 3D. En partenariat avec le Département de l’Énergie, l’UMaine a assemblé un prototype de 55 m².

Limiter les coûts

Tout en fibres de bois et en bio-résines, la maison offre plusieurs avantages. D’une part, son isolation est à toute épreuve. Or, la question de l’énergie est aujourd’hui au centre des préoccupations pour bon nombre de foyers. D’autre part, la bâtisse est composée à 100% de matériaux recyclables. Autrement dit, même en cas de destruction, rien ne se perd. Ce qui est très loin d’être le cas des maisons actuelles. En parallèle, l’université précise dans un communiqué que « les déchets de construction ont été quasiment éliminés grâce à la précision du processus d’impression ».

D’un point de vue pratique, cette technologie permet de réduire très largement les coûts de construction. En effet, l’impression 3D limite la main d’œuvre nécessaire et les problèmes d’approvisionnement, puisque la fibre de bois provient d’une réserve locale. En conséquence, ces logements sont donc beaucoup plus abordables que la moyenne. Ce qui s’avère primordial dans un pays où plus de 7 millions de logements abordables manquent à l’appel. À l’échelle du Maine, plus de 60% des personnes à faible revenu consacrent plus de la moitié de leur salaire au loyer.

Rapidité, efficacité

Autre point intéressant, le communiqué précise qu’il est tout à fait possible de personnaliser la maison selon les préférences du client. Tant pour l’agencement de l’espace que pour l’efficacité énergétique. Car celle-ci est aussi au centre des débats. Selon l’ONU, les bâtiments sont responsables de près de 40% des émissions mondiales de carbone. Or, la fibre de bois permet de capter une partie de ce carbone. En d’autres termes, ces logements ont l’effet inverse des bâtiments actuels.

En outre, il convient de rappeler que cette maison est encore un prototype. Les chercheurs ont déployé une batterie de capteur sur le logement pour tester ses performances thermiques, environnementales et structurelles pendant l’hiver à venir. L’idée étant, bien sûr, d’améliorer les performances.

Enfin, la vitesse de construction de ces maisons n’est pas à prendre à la légère. Ainsi, le logement test a été mis sur pied en l’espace de 24 heures. Autant dire que le processus pourrait révolutionner l’industrie. Pour peu qu’il soit systématisé. Car c’est bien le problème. Moins il y a de prestataires, plus les délais de livraison s’allongent. Toutefois, les possibilités que laissent entrevoir cette technologie devraient intéresser bien au-delà des frontières américaines.

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