Razzia sur les chaînes IPTV pendant la Coupe du Monde

BeIN Sports a tiré profit d’une loi de 2021 pour bloquer des sites IPTV juste avant le début de la compétition.

La Coupe du Monde de football est l’un des événements sportifs les plus suivis de la planète. Tous les quatre ans, plus de trois milliards de personnes se réunissent pour assister au spectacle. Malgré les scandales qui l’entourent, cette édition 2022 au Qatar est tout aussi regardée. Alors, évidemment, cela attire les convoitises.

BeIN Sports a donc pris les devants pour contrer les amateurs de streaming illégal. Car la situation française est bien différente de celle de la Belgique, où la RTBF diffuse l’intégralité de l’événement. Certes, les matchs de l’équipe de France sont accessible à tous sur TF1, mais BeIN Sports est la seule à diffuser l’intégralité de la compétition.

Prévenir plutôt que guérir

Selon Les Échos, 22 sites de streaming et 7 services IPTV sont bloqués pour toute la durée du mondial. Grâce à la loi sur le piratage, votée le 25 octobre 2021, le réseau qatari s’est adressé directement à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) pour parvenir à ses fins. En effet, la loi permet une procédure accélérée en cas « d’atteintes graves et répétées » à leurs droits. La technique a d’ailleurs déjà fait ses preuves. Le groupe Canal+, par exemple, utilise d’ores et déjà cette législation pour protéger ses droits de diffusion de la Ligue des champions ou encore Roland-Garros.

D’après les données de l’Arcom, plus de 800 sites ont déjà subi les foudres de la loi anti-piratage dans la première moitié de l’année 2022. Toutefois, le problème persiste. Particulièrement du côté de l’IPTV, bien plus difficile à contrer que les sites de streaming illégaux « traditionnels ». Pour le dire simplement, les sites sont facilement bloqués, mais pas les flux. Ainsi, des sites « miroirs » surgissent très rapidement pour remplacer ceux qui sont fermés.

En conséquence, les diffuseurs souhaitent passer à l’étape supérieure et procéder au blocage d’adresse IP plutôt qu’à celui des sites. Ceci, afin de bloquer les émissions pirates à la source. Cependant, le secteur français des télécoms se montre frileux en raison des abus possibles. Comme le précise Les Échos, la priorité actuelle est donc d’automatiser le processus de blocage des sites illégaux.

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