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La Chine veut remplacer célébrités et influenceurs par des êtres virtuels

D’ici 2025, Pékin a pour ambition de créer une entreprise d’humains virtuels de premier plan. Ceci, accompagné d’un cadre de gouvernance basé sur Web3. 

Le Bureau municipal de l’économie et de l’infotech de Pékin a publié un dossier la semaine dernière. Il y exprime son désir de développer une industrie d’humains virtuels d’ici trois ans, d’une valeur de 50 milliards de yuans. Soit, 7,5 milliards de dollars. Le Web3 sera au cœur de la réalisation de ce défi.

Des humains virtuels sans problème

Pour définition, les humains virtuels sont des avatars numériques générés par ordinateur. En Chine, ils font leurs preuves dans la production de contenu et représentent une aubaine pour les entreprises de divertissement en ligne cherchant à se développer. En clair, ces dernières souhaitent remplacer les présentateurs et les influenceurs par des avatars virtuels. Quant au Web3, il s’agit d’un nouvel internet décentralisé construit autour de la technologie blockchain. Cette technologie est à la base de l’écosystème des crypto-monnaies et des jetons non fongibles (NFT).

Le régulateur chinois des médias explique que son soutien envers la création d’humains virtuels provient de leur capacité à éviter les scandales et les controverses. Deux situations dans lesquelles les célébrités et les influenceurs réels se retrouvent souvent, et qui ne réjouissent pas le pays qui s’efforce d’exercer un contrôle strict de l’information. Dans le futur, il se peut même que les applications humaines virtuelles soient investies dans les principaux sites touristiques de Pékin. C’est ainsi que le gouvernement, conquis par le projet, s’apprête à prendre des mesures visant à définir les exigences de l’industrie d’humains virtuels, et à soutenir le développement de logiciels de modélisation et de réalité virtuelle.

Un plan qui espère rapporter des milliards

Une ou deux entreprises spécialisées dans le domaine des humains virtuels seront à la tête du développement de l’industrie. Leurs revenus devraient dépasser chacun 5 milliards de yuans. Dix autres entreprises clés auront pour objectif de rapporter chacune 1 milliard de yuans, rapporte le South China Morning Post. Ces chiffres proviennent du document du Bureau municipal de l’économie et des technologies de l’information de Pékin.

Pour organiser le déploiement de cette flotte d’humains virtuels, l’industrie devra mettre en place un système technologique, un modèle d’entreprise et un mécanisme de gouvernance présentant des “caractéristiques Web3.0”. Dans le dossier du Bureau municipal de l’économie et de l’infotech de Pékin, on peut lire un désir d’explorer la création de “plateformes d’échange alimentées par la blockchain” pour les facteurs de données humaines numériques, tels que des modèles, des peaux et des textures. Trois éléments qui feront partie des données de composition des futurs humains virtuels.

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