Activision sert la vis face aux créateurs de logiciels de triche

Activision Blizzard déclare la guerre aux tricheurs de Call of Duty.

L’éditeur de Call of Duty : Warzone, Activision Blizzard, a intenté une action en justice contre des tricheurs basés en Allemagne. En tout, six personnes sont citées dans l’action en justice. Activision les désigne comme responsables du développement et de l’exploitation d’EngineOwning, un site Web de distribution de tricheurs.

Une affaire de triche

“Activision a dépensé et continue de dépenser d’énormes ressources pour lutter contre la triche dans ses jeux”, écrivent les avocats d’Activision dans le procès. Ils ajoutent, “En dépit de ces efforts, la vente et la distribution du logiciel de tricherie par les défendeurs ont causé à Activision des dommages massifs et irréparables à son fonds de commerce et à sa réputation, ainsi qu’une perte de revenus substantielle”.

L’action en justice accuse les développeurs d’EngineOwning d’enfreindre les droits d’auteur d’Activision, de violer ses conditions de service et de distribuer des aimbots, triggerbots et autres techniques de triche.

De la triche en accès payant

EngineOwning vend des services de triches pour divers jeux vidéo. À savoir Call of Duty : Modern Warfare, Call of Duty : Vanguard et Call of Duty : Black Ops. Le site propose également des logiciels de triche et un logiciel de “spoofing” conçu pour contourner les interdictions. L’accès à ces logiciels est disponible sur la base d’un abonnement, allant d’environ cinq dollars pour trois jours d’accès à environ 45 dollars pour 90 jours d’accès.

Les joueurs qui souscrivent à ces abonnements ont accès à la visée automatique, au tir automatique et la localisation des autres joueurs. EngineOwning vend aussi des accès au radar qui permet aux joueurs de voir à travers les murs. Le site Web avertit toutefois les joueurs qu’ils peuvent être bannis en cas de tricherie “évidente”.

Le combat d’Activision

Activision a déclaré l’année dernière avoir banni plus de 475 000 comptes depuis le lancement de Warzone. Ces tricheurs “nuisent à la capacité des clients légitimes à profiter et à participer aux expériences en ligne soigneusement créées par Activision”, peut-on lire dans l’action en justice.

En 2020, Activision avait réussi à faire fermer un des principaux créateurs de tricheurs de Call of Duty. Cela après que l’éditeur l’ait menacé d’une action en justice. Dans la continuité de sa guerre sans fin contre les pirates informatiques, Activision a également renforcé sa défense de base contre les pirates et les tricheurs. Pour cela, l’éditeur a déployé le logiciel anti-triche Ricochet  à la fin de l’année dernière.

Parallèlement à ce procès, Activision Blizzard est actuellement sous le feu des critiques. Des employés de l’éditeur l’accusent de discrimination et de mauvais traitements généralisés. Certains développeurs du fabricant de Warzone, Raven Software, et de sa maison mère entrent dans leur troisième semaine de grève. Cette action fait suite aux licenciements de testeurs QA annoncés en décembre.