Un exosquelette utilisé dans certains hôpitaux pour la rééducation physique

L’exosquelette Atalante, développé par la start-up française Wandercraft, va être introduit dans trois hôpitaux français.

Trois hôpitaux français ont décidé d’adopter l’exosquelette Atalante pour des rééducations physiques : l’AP-HP Rothschild à Paris, l’AP-HP Raymond-Poincarré à Garches et la clinique des Trois Soleils à Boissise-Le-Roi.

Concrètement, il s’agit d’un robot qui enveloppe les jambes et reproduit le mouvement de la marche. De ce fait, le soignant accompagne le patient d’une tout autre manière par rapport aux rééducations classiques. De plus, sans béquille, déambulateur ou fauteuil roulant, le patient a les bras libres, ce qui lui permet de réaliser des exercices supplémentaires.

Les trois centres médicaux, tous spécialisés dans la réadaptation physique, veulent atteindre des objectifs précis grâce à l’utilisation de cet appareil. Il pourrait notamment être utile à l’accompagnement de personnes souffrant de lésion cérébrale, d’affection du système nerveux ou encore de sclérose en plaque.

Genèse du projet

Cette technologie n’est pas une nouveauté, étant donné que Wandercraft la commercialise depuis 2019. L’idée est née d’une réflexion de Nicolas Simon, qui se sentait impuissant face à l’immobilité de son frère atteint de la maladie de Charcot : pourquoi ne pas créer un robot qui permettrait au patient de se tenir debout sur ses deux jambes ? Il s’est alors associé à Matthieu Masselin et Alexandre Boulanger pour mettre en place ce projet et ils ont fondé Wandercraft. Leur exosquelette a entre autres été commercialisé aux États-Unis.

Une version pour les particuliers

À terme, la start-up souhaite développer un exosquelette à destination des particuliers, d’une taille inférieure et à un prix moins élevé, afin de permettre à des personnes non hospitalisées de jouir de cette innovation et d’acquérir plus d’autonomie dans leur vie quotidienne.