La Chine interdit les personnages homosexuels et efféminés dans les jeux

Le gouvernement chinois demande aux créateurs de jeux vidéo d’exclure certaines thématiques de leurs projets, comme l’homosexualité, les personnages masculins efféminés, les morales floues ou encore les faits historiques alternatifs.

Alors que la Chine impose de plus en plus de restrictions quant à l’utilisation des jeux vidéo, elle va cette fois-ci un cran plus loin en interdisant aux créateurs d’intégrer certaines thématiques dans leurs jeux.

C’est le South China Morning Post qui relaye l’information. Cela fait des années que les créateurs sont soumis à un droit de regard de l’administration sur leurs jeux vidéo mais, à présent, les règles à respecter sont bien plus strictes. Les jeux vidéo ne sont plus considérés comme du divertissement, ils doivent « refléter un certain nombre de valeurs ». C’est pour cela que des mesures précises ont été prises et celles-ci portent sur certains sujets à abandonner définitivement.

Les thématiques pointées du doigt

Tout d’abord, cette censure s’attaque aux sissy men, c’est-à-dire les hommes jugés « trop » efféminés par le gouvernement chinois. Ceux-ci sont déjà invisibilisés dans les médias en Chine depuis le début du mois de septembre. Ils ne pourront désormais plus être représentés non plus dans les jeux vidéo. « Si les régulateurs ne peuvent pas deviner immédiatement le genre d’un personnage, ce dernier sera considéré comme problématique », rapporte le South China Morning Post. En plus, il ne sera plus possible de mettre en avant des romances homosexuelles.

Ensuite, les faits historiques devront être retranscrits fidèlement, aucune déviance ou version alternative ne sera acceptée. Les jeux mettant en scène des événements se passant au Japon seront scrupuleusement analysés, pour éviter toute forme de militarisme. Selon l’administration, « beaucoup de jeux chinois semblent plus japonais que les jeux japonais ».

Enfin, la morale à la fin du jeu devra être limpide. « Certains titres ont une morale ambiguë, où les joueurs peuvent choisir de faire le bien ou le mal… Nous ne pensons pas que les jeux doivent donner cette possibilité », explique le rapport de l’administration.

Le secteur se plie à ces exigences

Les studios de jeux vidéo semblent accepter ces nouvelles mesures étant donné qu’ils n’ont pas vraiment le choix s’ils veulent continuer à exercer. 23 d’entre eux ont déjà signé un pacte d’autorégulation, ce qui signifie qu’ils se plient aux demandes de l’administration.