Dévoilé lors de la dernière keynote de Microsoft, Death’s Door faisait partie des quelques exclus Xbox attendues cet été. Le titre du petit studio britannique “Acid Nerve” est une excellente surprise. 

Il est relativement peu commun qu’une exclu Xbox ne soit pas intégrée en Day-1 au GamePass. C’est pourtant l’étrange sort réservé à ce Death’s Door, un Zelda-like développé par une équipe de deux passionnés, qui réalisent une véritable prouesse avec le troisième projet de leur carrière. Car en dépit d’un budget qu’on devine serré, les développeurs nous livrent l’un des meilleurs titres indés de l’année, ni plus ni moins.

La direction artistique du jeu est absolument superbe.

Quelque part à mi-chemin entre un Zelda et un Dark Souls, Death’s Door brille avant tout par son univers fantaisiste, qui nous glisse dans la peau d’un corbeau, une créature employée par l’administration pour récupérer les âmes des défunts. Pour ce faire, notre collecteur doit franchir des portes qui lui permettent de voyager vers d’autres mondes. Chacune de ces portes pourra ensuite être utilisée comme raccourci pour progresser dans l’univers du jeu. Volontairement énigmatique, Death’s Door brille par l’originalité de son scénario, les thématiques abordées mais aussi et surtout sa direction artistique, qui n’a rien à envier à celle d’un film de Miyazaki, rien que ça.

Dans sa structure, le jeu d’Acid Nerve étonne également avec son level-design ingénieux, qui pousse sans cesse le joueur à l’exploration. Le jeu mélange habilement séquences de combat au corps à corps et à distance, exploration, petites énigmes et combats de boss. De par l’angle de vue et les sensations qu’il procure, Death’s Door se rapproche davantage d’un Zelda que d’un Dark Souls. On a d’ailleurs clairement l’impression de jouer parfois à un ancien épisode de la série qui aurait été modernisé. Dans ses combats, le titre d’Acid Nerve sait se montrer nerveux. La prise en main demande un petit temps d’adaptation malgré la simplicité des combinaisons. Une touche pour frapper, une frappe chargée, une esquive, et une touche pour les tirs à l’arc… Et c’est à peu près tout. Le gameplay du jeu aurait clairement gagné à être un peu plus complexe. Ceci étant dit, tout cela n’est guère dérangeant dans la mesure où le jeu parvient à se renouveler dans son gameplay avec de nouvelles petites énigmes, de nouveaux ennemis qui vous forceront à adopter une stratégie différente dans les combats et un gameplay qui met à rude épreuve vos réflexes. Car ici, l’esquive est reine. Deux ou trois petits coups sont souvent suivis d’une roulade. La plupart des ennemis sont relativement faciles à battre. Il faudra en revanche souvent s’y reprendre à plusieurs reprises pour éliminer les boss, bien plus costauds que les nombreux ennemis qui peuplent chaque niveau.

Les décors traversés ont tous une atmosphère qui leur est propre.

S’il est exigeant, Death’s Door n’en reste pas moins beaucoup plus accessible qu’un Dark Souls. En cas de mort, vous serez ramené à la vie avec tout votre équipement à la “porte” la plus proche. Pas de panique donc, puisque la plupart du temps il suffit d’une ou deux minutes de jeu pour revenir à l’endroit où l’on se trouvait précédemment.

Malgré la simplicité de son gameplay, Death’s Door parvient toutefois à séduire par sa profondeur inattendue. Grâce aux crédits gagnés dans le jeu, le joueur pourra améliorer les compétences de son guerrier, il récupérera aussi de nouvelles armes et des sorts pour lui faciliter la progression. Ces nouveautés permettent de garantir un réel sentiment au cours de l’aventure, qui dure environ 10 heures. Une durée de vie très honorable pour un titre qui n’est vendu que 19,99€.

Artistiquement, le jeu est très réussi.

D’autant plus que, pad en main, l’aventure est très plaisante. Les situations sont variées, les combats de boss intenses, les décors absolument superbes et le jeu regorge d’objets et de passages secrets à découvrir. Les amoureux du genre en auront donc largement pour leur argent.

En définitive, difficile de trouver quoi que ce soit à redire sur cet excellent jeu indépendant qui n’a rien à envier à un Zelda si ce n’est peut-être un univers peut-être un peu plus vivant, des doublages pour les dialogues et un gameplay un peu plus technique. Visuellement, Death’s Door est absolument splendide. La direction artistique contribue pour beaucoup à son charme, mais pas que. Les décors sont somptueux, certains effets visuels sont très réussis et les animations sont soignées. Par moment, on a l’impression de s’être plongé dans un film de Miyazaki. La bande son est également une très belle réussite, avec des morceaux qui collent parfaitement à l’ambiance du jeu et nous immergent complètement dans cet excellent divertissement. Que vous aimiez ou non les anciens Zelda, Death’s Door est un titre à faire absolument.

Conclusion

Quelque part à mi-chemin entre un Zelda et un Dark Souls, Death’s Door est un formidable jeu d’aventure, qui mêle brillamment exploration, combats intenses et résolution de petites énigmes. Sorti de l’esprit de deux passionnés de gaming, Death’s Door témoigne d’une réelle maîtrise des codes du genre. Malgré la simplicité de son gameplay, le titre d’Acid Nerve parvient à séduire par l’intensité de ses affrontements, la richesse de son univers et la profondeur de ses mécanismes de jeu. C’est toutefois bel et bien sa direction artistique digne d’un film de Miyazaki et son univers plein de charme qui nous ont fait craquer pour lui. Dans la peau d’un corbeau chargé de récupérer les âmes des défunts, le joueur devra explorer des décors fantaisistes d’une beauté à couper le souffle. Vendu 19,99€ seulement, Death’s Door est incontestablement l’un des meilleurs jeux indés de cette année. 

Death's Door

8.3

Gameplay

8.0/10

Contenu

8.5/10

Graphismes

8.5/10

Bande son

8.0/10

Finition

8.5/10

Les + :

  • La direction artistique, superbe
  • Difficile mais accessible
  • Une bande son très réussie
  • Le tout petit prix (19,99€)
  • Un gameplay nerveux et des combats intenses

Les - :

  • L'absence de doublages
  • Un univers qui manque un peu de vie
  • Un gameplay qui manque de profondeur