Capcom nous propose un nouvel épisode du spin-off de sa série phare. Monster Hunter Stories est de retour avec un deuxième jeu reprenant et améliorant la formule du précédent.

Malgré la popularité écrasante de la série Monster Hunter aujourd’hui, le premier épisode de Monster Hunter Stories n’avait pas fait grand bruit. Il est pourtant sorti sur mobile et sur une 3DS en fin de vie dont le public était enclin à accueillir un titre qui s’inspire beaucoup de Pokemon. Capcom retente cette fois sa chance sur Switch et PC à peine quelques mois après la sortie de Monster Hunter Rise.

Contrairement aux jeux traditionnels, Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin est un JRPG nous mettant dans la peau d’un apprenti Rider vivant sur l’île d’Hakolo, où de mystérieux événements se produisent. Les monstres deviennent de plus en plus agressifs et le Rathalos gardien de l’île disparaît, laissant un œuf particulier derrière lui. Cet œuf sera confié à notre personnage et deviendra un Rathalos aux ailes sombres et incapable de voler. Celui-ci pourrait être lié à une légende annonçant l’arrivée d’un cataclysme. Accompagné de Navirou, un felyne déjà présent dans le premier jeu, nous partons à l’aventure dans le but de percer tous ces mystères.

Il est possible de chevaucher nos monstres pour accélérer les déplacements.

À l’inverse des chasseurs, les Riders tissent des liens, apprivoisent les monstres et se battent à leur côté. Nous allons alors explorer tout un tas de zones, affronter des monstres mais également pouvoir pénétrer dans leur tanières, sortes de petits donjons générés aléatoirement, pour voler un œuf et en faire un membre de notre équipe. Cette mécanique est truffée d’éléments aléatoires, que ce soit le placement des tanières dans les environnements, les œufs que vous pourrez y trouver mais également les statistiques des monstres qui vont éclore. Tout cela donne de bonnes raisons de prendre du temps pour passer dans les tanières, en particulier celles qui sont rares. Il sera possible de recruter un peu moins d’une centaine de créatures différentes tout au long du jeu. Chaque espèce de monstre possède ses propres capacités ainsi que des gènes donnant des effets passifs distribués aléatoirement à la naissance. Ceux-ci pourront être transférés d’un monstre à l’autre grâce au rite de transmission, ce qui fait que chaque exemplaire de chaque monstre peut contribuer à renforcer votre équipe.

Les combats se déroulent au tour par tour, nous sommes aux commandes de notre personnage accompagné d’un monstre (et parfois d’autres personnages du scénario). Le système fonctionne en suivant les règles de pierre-papier-ciseaux puisqu’il est possible de choisir parmi trois types d’attaques (Les attaques “Force” efficaces face aux attaques “Techniques”, elles-mêmes fortes face aux attaques “Vitesse”…). Les effets ne s ‘activent que lorsqu’un allié et un ennemi se ciblent mutuellement, le perdant de la confrontation verra son attaque totalement annulée.

Des personnages du scénario nous accompagnent parfois.

Si le système de combat est original, il n’échappe cependant pas à un peu de frustration lié à l’aspect aléatoire de pierre-papier-ciseaux. Il est possible de choisir les actions de notre personnage mais pas de nos monstres qui agissent de manière autonome et qui ne font pas preuve d’une grande intelligence. Nous avons tout de même du contrôle sur ce système puisque les monstres, qu’ils soient alliés ou ennemis, ont tendance à utiliser un type d’attaque en particulier. Réussir ces confrontations permet de remplir la jauge d’amitié qui peut être utilisée pour activer des capacités spéciales mais également pour chevaucher votre monstre une fois celle-ci pleine. Chevaucher permettra de contrôler votre monstre et d’avoir accès à une attaque ultime qui variera selon son espèce. De nombreuses autres nuances sont présentes, les différents types d’armes qu’il est possible d’équiper à notre personnage, les faiblesses à certains éléments, les différentes parties des gros monstres qu’il est possible de casser… Malgré ces petites touches d’aléatoire, le système de combat se révèle riche et intelligent.

La bande-son est de très bonne qualité, s’accordant parfaitement avec l’univers du jeu. Il est pourtant étrange de voir que l’exploration des environnements n’est accompagnée d’aucune musique, ne laissant que les bruits de pas de notre monture comme ambiance sonore. Un autre point qui fâche c’est la technique du jeu, en tout cas sur la version Switch. Le framerate est très inconstant, les grottes et autres petites zones restent stables tandis que les environnements ouverts et les villes font drastiquement chuter la fluidité. C’est particulièrement le cas du jeu en mode portable qui semble souffrir encore plus que sur une télévision. Les environnements ne sont pas non plus visuellement très impressionnants mais la direction artistique fait tout de même des merveilles au niveau du rendu des personnages et des monstres.

Le rendu des cinématiques est très convaincant.

Les fameux monstres sont beaucoup moins réalistes que dans les jeux Monster Hunter principaux. Monster Hunter Stories fait le choix d’une direction artistique plus proche d’un animé Japonais, plus coloré et mignon qu’à l’accoutumé. Le scénario prend également un autre ton, quelque chose d’un peu plus “shonen” avec de l’humour, de la détermination, de l’amitié et d’autres poncifs du genre. Une ambiance qui séduira peut-être un public un peu plus jeune. Les fans de Monster Hunter y trouveront tout de même leurs marques puisque de nombreuses mécaniques de jeu sont adaptées pour cette formule. Tout comme dans les jeux principaux, affronter des monstres permet aussi de gagner des matériaux pour crafter armes et armures. On y retrouve des concepts adaptés différemment comme les navicioles de Monster Hunter World. Stories 2 propose également une solide durée de vie amplifiée par la possibilité d’affronter d’autres joueurs en ligne et d’effectuer des quêtes en coopération.

Conclusion

Si le premier épisode n’avait pas fait grand bruit, Monster Hunter Stories 2 en est une amélioration sur de nombreux points. Wings of Ruin propose une toute nouvelle aventure se déroulant après le premier jeu. On y incarne un apprenti Rider qui se verra confié un oeuf particulier, celui-ci contient un Rathalos aux ailes sombres et incapable de voler qui pourrait être lié à une légende qui prédit un cataclysme. La formule Monster Hunter est ici adaptée dans un autre style puisque Stories est un RPG au tour par tour inspiré de Pokémon. Il faut alors explorer les environnements et les tanières des monstres pour trouver des œufs qui, une fois éclos, composeront notre équipe. Les affrontements se déroulent en contrôlant notre personnage ainsi que l’un de nos monstres. Le système de combat repose sur le principe de pierre-papier-ciseau. Si cela amène un peu d’aléatoire, il est tout de même possible de garder le contrôle sur les combats en exploitant les nombreuses mécaniques qui y sont liées. Le jeu est pourtant moins convaincant techniquement puisque la version Switch possède de nombreux soucis de framerate malgré une direction artistique réussie. Il en va de même pour sa bande-son très correcte mais qui est parfois peu présente dans le jeu. Le titre bénéficie tout de même d’une durée de vie très solide et de modes multijoueurs, il s’agit là d’une bonne adaptation de la franchise dans un autre style et dans un autre ton.

Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin

7.2

Gameplay

7.5/10

Contenu

7.5/10

Graphismes

6.5/10

Bande son

7.0/10

Finition

7.5/10

Les + :

  • Un système de combat intelligent et fourni
  • Une aventure longue et de nombreux monstres à trouver
  • Une très bonne direction artistique
  • Une jolie bande-son
  • Du multijoueur (coopération et joueur contre joueur)

Les - :

  • Techniquement assez moyen
  • L’ambiance musicale absente dans les zones ouvertes
  • Des mécaniques aléatoires qui peuvent se montrer un peu frustrantes