Le code source a été vendu aux enchères sous la forme d’un NFT, un jeton non fongible.

Bien que la folie des NFT soit partiellement passée, certaines œuvres mises en vente provoquent une véritable fièvre acheteuse chez certains. C’est notamment le cas du code source original du WorldWideWeb qui a été vendu sous la forme d’un NFT pour la coquette somme de 4,5 millions d’euros aux enchères.

Rédigée par Tim Berners-Lee – considéré par beaucoup comme le père d’Internet -, cette pièce d’histoire reste disponible en open source sur Internet, et ce, malgré son achat. Sa vente sous la forme d’un NFT n’octroie en réalité à son acquéreur qu’un certificat d’authenticité et de propriété protégé par la blockchain.

« Les codes et protocoles de base sur le web sont libres de droits, comme ils l’ont toujours été. Je ne vends pas le web – vous n’aurez pas à commencer à payer de l’argent pour suivre les liens. Je ne vends même pas le code source », a précisé Tim Berners-Lee au Guardian. « Je vends une image que j’ai faite, avec un programme Python que j’ai moi-même écrit, de ce à quoi ressemblerait le code source s’il était collé au mur et signé par moi. »

Ce n’est effectivement pas le code source du World Wide Web qui a été acheté, mais bien une copie numérique de celui-ci. D’ailleurs, le NFT proposé aux enchères comprenait également un manuscrit de Tim Berners-Lee écrit durant le processus de création du code qui révolutionna le monde, une vidéo de 30 minutes illustrant le code en cours d’écriture, ainsi qu’un poster numérique contenant les 9555 lignes de code du WWW.

On notera qu’une partie des 4,5 millions d’euros récoltés ira aux œuvres de charité soutenues par Tim Berners-Lee et sa femme, Rosemary Leith.