Après une enquête préliminaire, la Commission européenne ouvre une enquête antitrust formelle à l’encontre de Facebook Marketplace. 

Facebook est à nouveau dans le collimateur des régulateurs européens et britanniques. Cette fois-ci, c’est surtout sa marketplace qui pose problème puisque la Commission européenne et les régulateurs britanniques soupçonnent Facebook d’enfreindre les lois en matière de concurrence pour favoriser sa plateforme. C’est pourquoi une enquête pour pratiques antitrusts a été ouverte.

Bruxelles et Londres cherchent à savoir si le réseau social n’a pas abusé de sa position pour concurrencer de manière déloyale des annonceurs qui proposent leurs services et/ou produits sur des marchés où Facebook est également présent. L’entreprise de Mark Zuckerberg est en effet soupçonnée d’avoir exploité les informations recueillies par ses concurrents directs – les marchés de petites annonces – qui postent leurs annonces sur le réseau social pour mettre en avant sa propre marketplace.

La plateforme sociale « recueille une mine de données sur les activités des utilisateurs de son réseau social et au-delà, lui permettant ainsi de cibler des groupes de clients spécifiques. Nous examinerons en détail si ces données confèrent à Facebook un avantage concurrentiel indu, en particulier dans le secteur des annonces en ligne », a indiqué, Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la Concurrence, dans un communiqué.

En plus de cette enquête spécifique à Facebook Marketplace, la Commission et l’Autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) s’intéresse de près au service de rencontres de Facebook. Le CMA soupçonne en effet que le réseau social agirait de la même façon sur Rencontres que sur Marketplace et donc, utiliserait les données récoltées par ses concurrents directs pour améliorer ses propres services.

Facebook n’a évidemment pas tardé à réagir, indiquant que les allégations des régulateurs européens et britanniques étaient infondées.