Ce permettra de faciliter les communications lors des futures missions vers la Lune. 

L’Agence spatiale européenne a dévoilé sa stratégie pour mettre en place un réseau de communication lunaire. L’objectif de ce projet baptisé Moonlight est de faciliter les échanges avec la Terre lors des futures missions habitées vers la Lune, mais pas seulement. « Une liaison lunaire à long terme favorisera une exploration spatiale durable », a indiqué l’ESA sur son site.

Pour atteindre cet objectif de constellation de satellites autour de la Lune, l’ESA s’est associée à plusieurs grandes entreprises privées et institutions afin de trouver le meilleur moyen de mettre en place ce réseau. L’agence spatiale européenne prévoit ainsi de financer « deux consortiums d’entreprises pour définir en détail la prestation de services de télécommunications et de navigation pour les missions sur la Lune, dans le cadre de l’initiative Moonlight de l’agence. »

La présence d’une constellation de satellites autour de la Lune offrira une navigation lunaire plus fiable qui permettra aux différentes missions lunaires de poser plus facilement le pied  au sol sur le satellite. De plus, les téléopérations des rovers sur le sol lunaire depuis notre planète seront également facilitées.

« En créant un réseau de télécommunications et de navigation fiable et efficace à travers une constellation de satellites lunaires », il sera effectivement plus facile d’explorer la Lune, mais aussi l’espace à proximité, car établir une présence humaine permanente sur ce satellite naturel grâce au réseau de communication n’est que la première étape d’un projet plus ambitieux encore. « Cela nous aidera à ouvrir la voie à des missions sur Mars et au-delà », indique Élodie Viau, directrice de la branche Télécommunications et Applications Intégrées de l’ESA.

Le plan de déploiement d’un réseau de communication autour de la Lune devra être validé par le Conseil des ministres de l’agence, afin d’être mis en œuvre dans le courant 2022. L’objectif est de rendre les premiers satellites opérationnels d’ici la fin de la décennie.