Le superordinateur a coûté plus d’un milliard d’euros au gouvernement britannique.

Les prévisions météorologiques du Royaume-Uni seront bientôt beaucoup plus fiables, grâce au nouveau superordinateur développé par Microsoft. Le service national britannique de météorologie, le Met Office, vient en effet de signer un contrat avec la firme américaine pour mettre au point un nouveau superordinateur dédié aux prévisions météorologiques. Cet appareil améliorera de manière considérable les prévisions, mais aussi la modélisation de l’impact du changement climatique sur le monde. Une acquisition qui se chiffre à 1,2 milliard de livres sterling (1,4 milliard d’euros).

Le nouveau système devrait être opérationnel dans le courant du mois de juillet 2022, mais le contrat qui unit le Met Office et Microsoft se poursuivra encore plusieurs années. Il est en effet question d’un partenariat de 10 ans. Durant cette période, la firme américaine sera chargée de mettre à niveau les capacités actuelles de calcul intensif du Met Office.

Avec cette acquisition, le Royaume-Uni souhaite pouvoir prédire plus précisément les temps violents, tout en améliorant les prévisions du changement climatique sur la planète sur le long terme. En calculant avec précision les prévisions météorologiques locales, il sera possible de prévenir les services de secours avant l’apparition de vents violents, de tempêtes de neige ou d’inondation.

« Le potentiel de l’expertise approfondie, de la capacité de collecte de données et des archives historiques du Met Office, combiné à l’ampleur et à la puissance du calcul intensif sur Microsoft Azure, nous permettra d’améliorer les prévisions, de contribuer le changement climatique et garantir que le Royaume-Uni reste à la pointe de la science du climat pour les décennies à venir », a indiqué Clare Barclay, PDG de Microsoft UK, dans un communiqué.

Des bénéfices multiples et variés

Grâce à ses calculs, le superordinateur permettra également d’aider les urbanistes à améliorer la construction des villes – les infrastructures des transports publics, notamment – en fonction des données météorologiques. Il sera également utile à l’industrie aéronautique qui profitera de ses données pour renforcer la sécurité des vols, mais aussi améliorer le rendement énergétique des avions.

À terme, l’investissement réalisé pour financer ce superordinateur et la mise à niveau les capacités de calcul du Met Office devrait se traduire par des avantages financiers de plus de 13 milliards de livres sterling au cours des 10 prochaines années.

L’appareil que s’apprête à construire Microsoft sera l’un des 25 superordinateurs les plus puissants au monde. Il sera en tout cas l’un des appareils dédiés à la météo et au climat les plus avancés. Hébergé sur la plateforme cloud Azure de Microsoft, le superordinateur pourra effectuer 60 quadrillons de calcul par seconde. Il pourra également stocker et traiter près de 4 exaoctets de données, soit environ quatre millions de fois plus de données qu’un ordinateur portable lambda.