La commercialisation de ce nouveau moyen de transport est prévue pour 2030.

Cela fait maintenant quelques années que l’on entend parler des taxis volants. Un nouveau moyen de transport révolutionnaire qui permettra – entre autres – de désengorger les rues des centres-villes, mais pour l’instant, ces taxis d’un nouveau genre se font attendre. Fort heureusement, à Paris, les premiers vols d’essai sont prévus pour cette année.

La Région Île-de-France, la RATP et le groupe Aéroport de Paris ont en effet annoncé l’arrivée des premiers taxis volants dans la capitale française pour cette année. Les premiers vols d’essai débuteront en juin prochain à l’aérodrome de Pontoise.

Une trentaine de taxis volants de constructeurs différents ont été retenus parmi 150 propositions pour réaliser des tests en juin prochain. Une sélection faite sur base de 5 critères ; le véhicule, l’infrastructure, les opérations, l’intégration dans l’espace aérien et l’acceptabilité par les habitants.

Le premier à se lancer dans le ciel parisien sera le VoloCity, appareil développé par l’entreprise allemande Volocopter. Considéré comme le projet le plus abouti, le VoloCity est électrique et dispose d’un mode autonome. Avec ses 18 moteurs et 9 batteries, l’engin peut atteindre les 110 km/h et peut embarquer un passager et sa valise de 35 km en plus de son pilote.

Jeux olympiques de 2024

En démarrant les premiers vols d’essai cette année, les trois partenaires espèrent pouvoir faire des démonstrations lors des futurs Jeux olympiques qui sont tiendront à Paris en 2024.

La Région Île-de-France, la RATP et la ADP visent 2030 pour lancer une offre commerciale de taxis volants, avec l’objectif de « faire de l’Île-de-France une référence sur le marché mondial de la mobilité aérienne urbaine ». « On envisage quelques milliers de vols par jour », précise Marie-Claude Dupuis, directrice stratégie, innovation et développement au sein de la RATP.

L’enjeu des taxis volants est évidemment de taille puisqu’ils représentent une alternative aux taxis traditionnels plus écologique. La plupart de ces engins sont en effet électriques ou disposent d’un moteur à hydrogène. Dans les grandes métropoles, ce type de moyen de transport permettra, à terme, de gagner un temps précieux. Des points d’intérêts qui demandent minimum 40 minutes pour être reliés le seront en 15 minutes seulement avec les taxis volants.

Avant cela, il faudra répondre à plusieurs questions de taille, dont la tarification à appliquer, la capacité des taxis volants ou encore le développement d’aéroport spécifique dans les grandes villes.