Une plateforme pour des prêts pour les particuliers, par les particuliers

Mozzeno est une plateforme belge de prêt collaboratif. Des particuliers peuvent faire des demandes de prêts financiers, qui sont donc financés par d’autres particuliers.

Imaginons qu’un particulier a un projet, qu’il veut “rénover sa cuisine” nous donne comme exemple Xavier Laoureux, un des cofondateurs de Mozzeno. “Nous allons proposer à d’autres particuliers de financer ce prêt“, explique-t-il. La mécanique globale consiste à proposer des investissements de très petits montants, mais dans une multitude de prêts.

La startup comme un intermédiaire

Lorsque un particulier veut demander un prêt sur la plateforme de la jeune pousse, les équipes de Mozzeno vont analyser sa situation. Pour s’assurer qu’il peut rembourser ce prêt, avant de le proposer aux investisseurs.

Le cofondateur nous souligne qu’en Belgique, “nous ne pouvons pas avoir une relation directe entre un emprunteur et une multiplicité d’investisseurs“. Cette subtilité du système belge fait “que nous devons passer par une titrisation“, explique-t-il.
Légalement, c’est donc Mozzeno qui émet des titres financiers. Les investisseurs “n’investissent non pas dans le prêt, mais dans les titres“. De cette manière, “le titre est en quelque sorte un miroir du prêt“.

Il faut noter que l’argent du prêt est versé presque instantanément au demandeur lorsque sa situation a été vérifiée. “Il y a ce qu’on appelle un capital de travail, donc Mozzeno verse directement l’argent, et puis refinance avec ce système de titres financiers“.

Prêts assurés ou non

Côté sécurité, la startup propose deux types de prêts : assurés ou non. Les premiers sont soumis à une assurance crédit qui vient se substituer à l’emprunteur dans le cas où il ne serait plus capable de rembourser. “Dans ce cas-là, il y a un impact sur le rendement, puisque bien évidemment il y a un coût“, précise Xavier Laoureux.

La startup a également mis en place un principe de récompense. C’est-à-dire que si un emprunteur rembourse correctement son prêt sur l’ensemble de sa durée, Mozzeno rembourse une partie des coûts du prêt. “Plutôt que de faire un taux extrêmement agressif pour tout le monde, nous allons faire un taux compétitif mais qui devient encore mieux si on rembourse correctement son prêt pendant la durée“, explique Xavier Laoureux.

Objectif final : le crédit pour l’e-commerce

Les prêts peuvent aller de 1 250 à 50 000 euros, “de 18 à 24 mois“. Ils sont répartis en deux catégories. Ceux dont le but n’est pas révélé à l’investisseur, “dans ce cas-là, il s’agit de prêts qui coûtent plus chers, parce que le risque est plus élevé” explique la cofondateur de la startup. “Et à côté de ça, il y a ce qu’on appelle les prêts affectés, c’est-à-dire des prêts pour lesquels vous devez prouver comment va être utilisé l’argent“, ajoute-t-il.

L’objectif réside également dans le fait “d’avoir une expérience 100% digitale“. L’emprunteur doit “pouvoir tout faire depuis son smartphone“.

Xavier Laoureux travaillait dans le marketing. Frédéric Dujeux le second cofondateur travaillait “dans tout ce qui était paiement“. L’idée de base était de simplifier certains échanges sur internet, “principalement d’apporter une solution de crédit pour le e-commerce” explique Xavier Laoureux. “Et aujourd’hui l’objectif est toujours d’évoluer ensuite sur une solution de crédit par internet mais toujours financée par des particuliers“, souligne l’entrepreneur.